Cambriolage de l'agence BNP Paribas Fortis à Anvers: mandat d'arrêt confirmé pour deux suspects

Les malfrats avaient accédé à la salle des coffres via des tunnels reliés aux égouts
Les malfrats avaient accédé à la salle des coffres via des tunnels reliés aux égouts - © JONAS ROOSENS - BELGA

La chambre du conseil d'Anvers a confirmé mardi le mandat d'arrêt des deuxième et troisième suspects interpellés dans le cadre de l'enquête sur le cambriolage d'une agence BNP Paribas Fortis d'Anvers le 3 février dernier, cambriolage lors duquel des malfrats avaient accédé à la salle des coffres via des tunnels reliés aux égouts.

Les deux hommes nient tous deux toute implication dans le vol.

Un premier suspect avait été interpellé le lendemain des faits: Koba M., un Belge de 27 ans, d'origine géorgienne. La police avait établi un lien entre ce jeune homme et un disque à tronçonner découvert dans le tunnel reliant aux égouts.

Dans un second temps, en fin de semaine, Giorgi K. (28 ans) et Kachaber M. (45 ans), respectivement un ami et le père du premier suspect, avaient été interpellés et placés sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction. Les deux hommes sont de nationalité géorgienne.

Vendredi, la chambre du conseil avait décidé la remise en liberté de Koba M., estimant que l'enquête n'avait pas apporté suffisamment d'éléments de culpabilité présumée. Le parquet était allé en appel de cette décision, ce qui renvoie le dossier en chambre des mises en accusation.

Les détentions préventives des deux autres suspects ont en revanche été confirmées mardi. Kachaber M. ira en appel de ce maintien en détention. Père et fils devront donc tous deux passer en chambre des mises sous peu.

Giorgi K. a quant à lui décidé de ne pas contester son maintien sous les verrous.

Il est relié aux lieux des faits par une empreinte digitale retrouvée sur un sac plastique dans la cave de la Nerviërsstraat à laquelle un tunnel depuis l'égout était relié. Le jeune homme a reconnu avoir été dans l'appartement situé dans cette cave, mais affirme ne pas avoir vu ni le trou ni le tunnel. Il y avait bien des travaux, mais il pensait que des rénovations étaient en cours, dit-il. Il a acheté des outils, mais prétend ne pas avoir su qu'ils allaient servir au cambriolage d'une filiale bancaire.

"Mon client nie avoir été impliqué dans le vol lui-même. Il a fait des déclarations, indiquant clairement quel était son rôle. Un certain nombre de choses correspondent bien. D'autres choses doivent encore être vérifiées, mais il collabore pleinement à l'enquête", a indiqué mardi son avocat Tim Smet.

Journal télévisé 04/02/2019

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