C'est bien une tornade qui a ravagé le centre-ville de Beauraing, avec des vents entre 150 à 180km/h

Nuit chahutée à Beauraing. Quand nous diffusons l’information ce matin sur nos antennes, nous répercutons le discours des autorités de cette ville du sud de la province de Namur : une "tornade" se serait abattue sur le centre-ville.

Une tornade ? Vraiment ? D’autres médias parlent de "mini-tornade". De quoi s’agit-il exactement ? On a posé la question à Daniela Prepeliuc, présentatrice de la météo sur la RTBF. Elle a fait le point avec les prévisionnistes de l’Institut royal de météorologie (IRM).

Une mini-tornade, ça n’existe pas

"Ça ne peut pas être une mini-tornade car le terme n’existe pas. Par contre, il s’agit bien d’une tornade", explique Daniela Prepeliuc.

Il y avait bien une supercellule à l’origine du phénomène : "Il y a bien eu des grêlons de 4 à 5 cm avec ces phénomènes tourbillonnaires. A l’origine, une supercellule orageuse". Selon l'IRM, qui s'est rendu sur place, il s'agit certainement d'une des tornades les plus puissantes depuis celle de Ciney en 2010. Elle serait d’intensité F1, avec des vents entre 150 à 180km/h.  


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Une supercellule orageuse, c’est un type d’orage caractérisé par un courant qui monte de bas en haut et par un changement des vents avec l’altitude dont la direction tourne, une tornade donc. "Cela arrive quand on a un gros conflit de masses d’air, explique la présentatrice météo. Avec le temps très lourd de ces derniers jours, cette chaleur a alimenté les orages."

Ce sont ces fameux ciels noirs, presque apocalyptiques comme on peut le voir sur ces images filmées hier à Reims. "Il s’agit de la supercellule qui est remontée vers la Belgique." Une image digne des grandes plaines américaines.

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