C'est une période idéale pour les observer: il y a de nouveau des centaines de faucons pèlerins, les oiseaux les plus rapides du monde, en Belgique

Après des décennies d’absences, les faucons pèlerins sont de retour dans notre pays, en particulier à Bruxelles. Parfois plus rapides qu’une formule 1 (jusqu’à 400 km/h), Thomas Jean, photographe, youtubeur et vidéaste, les observés à Bruxelles et nous explique cette espèce dans Week-end Première.

Aujourd’hui, on recense plus de 200 couples en Belgique, dont une douzaine rien qu’à Bruxelles. Pourtant, il y a encore une dizaine d’années, les Faucons pèlerins se faisaient rares sur notre territoire. Dans les années 70-80, ils ont été pourchassés, voire exterminés, de notre pays et d’autres régions d’Europe. Ces oiseaux étaient alors considérés comme “des concurrents par les êtres humains, nous explique Thomas Jean.

Observations périlleuses

La période d’accouplement des Faucons pèlerins vient de débuter. Elle est idéale pour les observer. Il faudra néanmoins être patient et vif. “L’accouplement ne dure en moyenne que trois secondes et se produit plus au moins toutes les heures” précise Thomas Jean. Il faudra aussi lever la tête bien haut. Cette espèce se niche généralement sur des cathédrales, des églises, des maisons communales, etc. 

Plusieurs endroits à Bruxelles abritent cette espèce comme le sommet de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, le clocher de l’église Saint Job à Uccle ou encore la Tour Reyers.

Pour tous ceux qui ne les apercevraient pas à l’œil nu, le site “Faucon pour tous” propose d’observer la nidification de cette espèce au plus près, grâce à un réseau de caméras miniatures. Elles permettent ainsi au public d’être les témoins directs du quotidien de ces oiseaux. Est également disponible sur ce site, une carte identifiant tous les lieux où nichent et se reproduisent ces oiseaux à Bruxelles.

Réintroduction de l’espèce

Si les Faucons pèlerins sont aujourd'hui observables dans notre pays, c’est grâce à un programme de préservation lancé par l’Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique. 

Des nichoirs ont été installés un peu partout sur notre territoire afin d’attirer à nouveau cette espèce dans notre pays. Une opération réussie et réitérée avec de nombreuses autres espèces comme les hiboux grand-duc ou le lynx. La liste est très longue. On ne disposait visiblement pas des mêmes connaissances qu’à l’heure actuelle, mais depuis on s’est rendu compte de l’importance de préserver la faune sauvage”, explique Thomas Jean.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK