"C'est quelqu'un qui pourrait amener la sérénité au sein de l'Eglise belge"

"C'est quelqu'un qui pourrait amener la sérénité au sein de l'Eglise belge"
"C'est quelqu'un qui pourrait amener la sérénité au sein de l'Eglise belge" - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

"C'est un homme très modéré, très doux. Il a un relationnel remarquable." L'homme dont il est question, c'est Mgr Jozef De Kesel, évêque de Bruges, et candidat pressenti pour succéder à Mgr Léonard à la tête de l'archevêché de Malines-Bruxelles.

Ouverture vers la société civile

Sur les ondes de Matin Première, Gabriel Ringlet ne tarissait pas d'éloges ce vendredi face à cette personnalité particulière au sein de l’Église belge. "C'est quelqu’un qui est tout à fait dans la ligne du pape François", explique-t-il, en se réjouissant de ses qualités: "sobriété, sérénité et ouverture."

"Sobriété dans sa manière de vivre, dans ses prises de positions, explique le théologien. Mais il cherche fortement l’ouverture. N’oublions pas que c'est lui qui a assisté aux funérailles du chanoine De Locht, qui a eu des positions par rapport à l’avortement. C’est quelqu’un qui, à plusieurs reprises, s’est exprimé en souhaitant qu’il y ait des prêtres mariés..."

Gabriel Ringlet résume: Jozef De Kesel, est un homme "très attentif aux périphéries de l’Église."

Un changement radical en Belgique

La nomination de Jozef De Kesel illustrerait également les orientations que le pape François souhaite donner à l’institution catholique, estime-t-il. "Là encore, le pape François est très attentif à ceux qui sont éloignés de l’Église institutionnelle (...) Avoir un archevêque de Malines-Bruxelles qui donne le ton du côté d’un engagement social, d’une Église qui devrait retrouver un certain sens du dépouillement, c’est vraiment être dans la ligne de ce que souhaite le pape François, pour l’ensemble des évêchés du monde."

 

C'est quelqu'un qui pourrait peut-être apporter de la sérénité à l’Église de Belgique

"C'est quelqu'un qui pourrait peut-être apporter de la sérénité à l’Église de Belgique", ajoute Gabriel Ringlet. Un retournement à 180 degrés pour l’Église belge, estime-t-il, en rappelant que Mgr Léonard l'avait écarté de l'évêché  Bruxelles pour le cantonner à celui du Brabant flamand, "alors que c'est quelqu'un qui aime beaucoup Bruxelles, un homme parfaitement bilingue et qui a une parfaite connaissance du monde francophone (...) Il est aussi très attentif au monde pluriculturel: il a été engagé dans l'accueil des migrants, il a été en Irak..."

Un réformiste, un homme d'ouverture et de consensus: cette nomination aura en tous cas, estime le prêtre, un pouvoir symbolique, celui "d'une réconciliation avec la société civile belge, et, en interne, j'espère qu’il voudra cette Église sobre, ouverte et attentive à ceux qui sont le pus en difficulté."

Regardez, ci-dessous, son interview sur Matin Première ce vendredi:

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK