"C’est de la séquestration arbitraire", dit Amaury de Terwangne d’Avocats.be à propos des mineurs placés en IPPJ

L’association Avocats.be met en garde à l’égard de la situation des mineurs placés en IPPJ, les institutions publiques de protection de la jeunesse. Depuis le mois d’août dernier, et alors qu’il existe en principe plusieurs régimes de placement, la réalité est tout autre. Les mineurs sont désormais systématiquement placés dans un régime fermé. 

En ce qui concerne la réforme de l’aide à la jeunesse, il n’est pas acceptable pour l'association que des mineurs soient enfermés en IPPJ alors que les magistrats qui les ont placés ne voulaient pas de cette mesure. Depuis le 1er août, un jeune qui commet un délit se retrouve d’abord pour un temps en observation : soit en régime ouvert et le mineur peut alors notamment rendre visite à sa famille, soit en régime fermé, qui s’assimile alors à une privation de liberté.

La réalité, pourtant, est tout autre. "En réalité, la manière dont ces institutions ont été organisées, c’est que tous les jeunes placés en régime ouvert ou en régime fermé se trouvent dans les mêmes lieux, et donc dans des lieux qui sont fermés", explique Amaury de Terwangne, l’un des représentants d’Avocats.be, association qui réunit tous les barreaux francophones du pays. "C’est donc de la séquestration arbitraire."

Sans changement de cap, Avocats.be envisage de déposer une plainte pour détention arbitraire. Du côté de la ministre de l’Aide à la jeunesse, Valérie Glatigny, on promet de rencontrer une nouvelle fois magistrats et avocats et on assure que toutes les possibilités seront explorées pour éviter que tous les mineurs sans distinction soient placés en IPPJ en régime fermé.

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JT 22/08/2019

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