Burn-out: l'amélioration de la prévention se fait attendre

Burnout: 25.000 cas indemnisés en 2016
Burnout: 25.000 cas indemnisés en 2016 - © Tous droits réservés

Il y a un an, le burn-out était reconnu comme maladie liée au travail. Maggie De Block (Open Vld), la ministre de la Santé en avait fait l’annonce. Pour l’indemnisation de malades, rien ne changeait. Mais cette reconnaissance devrait entraîner des investissements dans la prévention.

Où en est-on un an après ? La mesure n’est pas encore d’application. Elle devrait voir le jour au deuxième semestre 2018. Un arrêté royal est en préparation.

Le burn-out sera alors reconnu comme "maladie liée au travail" et pas comme maladie professionnelle. François Perl, directeur général à l'INAMI explique la différence : "Une maladie professionnelle est une maladie où le lien de causalité est établi avec le travail. Elle va être indemnisée par l’ancien Fonds des maladies professionnelles, l’actuels Fedris (l'Agence fédérale des risques professionnels). Elle donne droit à une indemnité supérieure, en moyenne, aux indemnités pour incapacité de travail. Une maladie liée au travail est une maladie dont on reconnait le lien avec le travail mais qui sera plutôt indemnisée dans le régime général de l’incapacité de travail, donc par l’Inami".

Financer des programmes de prévention

Le nouvel arrêté royal ne changera rien en matière d'indemnisation. Par contre, il ouvre la possibilité pour Fedris de financer des programmes de prévention. Une nécessité, car l’augmentation des cas de burn-out est galopante, comme l’explique François Perl. " En 2016, on a environ 25.000 cas d’indemnisation de burn-outs en invalidité, c'est-à-dire des personnes qui ont quitté le travail depuis plus d’un an. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans. L’augmentation est indéniable !"

D’où l'intérêt de développer une approche globale…

François Perl était interrogé par Arnaud Ruyssen dans Soir Première dans le cadre de la rubrique "Un an après".

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