Buizingen se souvient des 19 victimes de la catastrophe ferroviaire

Dans un silence pesant, les familles des 19 victimes arrivent en cortège. Le gouverneur du Brabant flamand, Lode De Witte, et le gouverneur faisant fonction du Hainaut, Guy Bracaval, ont déposé des fleurs devant la stèle commémorative sur la place communale, en présence des familles et amis des victimes et de membres des services de secours. Trois ans après le drame, la douleur est toujours aussi vive. "Il n'y a pas un moment de la journée où mon épouse et moi n'y pensons pas", explique Claude Mazure, le papa de Steve. "Mais aujourd'hui, c'est une situation spéciale et difficile. Je serai très content quand ce sera terminé". 

Elles ne le montrent pas, mais ce cérémonial n'était pas celui que les familles attendaient. Aucune prise de parole, une stèle impersonnelle. Et ce sentiment persistant de ne pas être respecté. "On avait demandé que les responsables de la SNCB ne soient pas présents ou qu'ils se mettent au moins en retrait. Je vois que Monsieur Haek (SNCB Holding, ndlr) était en première place aussi", regrette Marcel Leblanc, papa de Benoit. "Sa place n'était pas là, cela nous choque".

Sans parler de l'enquête qui s'éternise. "On nous épuise, nous sommes partis maintenant avec un délai jusqu'en 2020. Si, en cours de route, il y a une procédure d'appel ou autre, nous sommes partis jusqu'en 2021. Et puis après il n'y aura plus de procès parce qu'il y aura prescription. Mais au niveau des 17 familles, on ne laissera pas faire", prévient Geneviève Isaac, porte-parole des familles des victimes.   

La catastrophe ferroviaire de Buizingen, le 15 février 2010, a coûté la vie à 19 personnes et fait 162 blessés. Quelles sont les causes de cet accident et qui est responsable ? Deux questions auxquelles les familles sont déterminées à trouver les réponses. 

RTBF

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