Buizingen: place aux experts lors de la deuxième audience du procès

Les 4 experts présents viennent s'exprimer devant le tribunal de police.
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Les 4 experts présents viennent s'exprimer devant le tribunal de police. - © Aline Jacobs

Les experts sont appelés à la barre ce mardi dans le cadre du procès de Buizingen. Parmi les prévenus, un conducteur de train soupçonné d’avoir brûlé un feu rouge, ce qu’il a toujours nié ; sont également poursuivis : la SNCB et Infrabel, pour négligence en matière de sécurité. Les débats sont actuellement focalisés sur le franchissement du feu rouge.

Ce mardi matin, les 4 experts présents viennent s’exprimer devant le tribunal de police. Ce sont eux qui ont réalisé l’enquête technique. Les expertises sont un des enjeux majeurs de ce procès. En effet, le conducteur de train n’a jamais été interrogé par ces experts. Me Chômé, un des avocats du cheminot, affirme que son client n’a pas assisté aux reconstitutions ni aux analyses du feu rouge ou encore de la bande sonore du train. Cet avocat demande d’ailleurs l’écartement du rapport d’expertise.

« Mise en exergue de défaillances et de manquements graves »

Du côté des victimes, on attendait avec impatience ce rapport. Geneviève Isaac a perdu son mari et son fils le 15 février 2010. Elle ne comprend pas pourquoi le conducteur n’a pas été entendu : « Ça va être la grosse question : savoir est-ce qu’on maintient le rapport dans la procédure ou pas ? Et effectivement, le conducteur sera interrogé, mais est-ce qu’il sera interrogé au départ des expertises déposées et est-ce que ce rapport sera retenu comme pièce à conviction ? C’est le gros point d’interrogation ». Geneviève Isaac pointe toutefois dans ce rapport de graves manquements dans le chef de la SNCB et d’Infrabel : « Il y a une mise en exergue de défaillances et de manquements graves depuis l’accident de Pécrot. Le manque de prévoyance, il est manifeste. Il y a le manque d’entretien d’un feu, la mise sur le circuit d’un véhicule qui n’est plus apte. Il y a plein de questions fondamentales quant à la sécurité sur le rail qui se posent ».

Selon Me Chômé, le tribunal ne devrait pas tenir compte de ces documents car les droits de la défense n’ont pas été respectés. Il a d’ailleurs annoncé qu’il demanderait l’acquittement de son client.

Archives : Journal télévisé 08/01/2019

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