Budget pour soutenir les transgenres: "Un message extrêmement positif"

Budget pour soutenir les transgenres: "Un message extrêmement positif"
Budget pour soutenir les transgenres: "Un message extrêmement positif" - © Tous droits réservés

La ministre de la Santé Maggie De Block a débloqué près de 1,2 million euros pour soutenir les personnes transgenres dans leur quête identitaire en Belgique. Deux à trois pourcents de la population serait transgenre en Belgique, alors que concernent ces fonds débloqués? 

Les personnes transgenres se verront rembourser des soins psychosociaux et un forfait pour leur traitement hormonal, mais elles devront consulter dans deux centres spécifiques, l’un à Gand, l’autre à Liège.

Le Docteur Pitchot, psychiatre au CHU de Liège, se réjouit de cet apport financier: "Je pense qu’au-delà de cet argent qui va nous permettre de mieux fonctionner, peut-être même d’engager, je pense aussi que c’est un message extrêmement positif qui est envoyé à ces personnes, qui souvent se sentent un peu mises sur le côté".

Positif? Pas tant que cela du point de vue de Max Nisol de l’association "Genres Pluriels". Il regrette que les associations comme la sienne, qui proposent aussi un suivi psychosocial, n’aient pas été consultées ni soutenues par la ministre.

Énormément de personnes trans ne veulent pas aller dans les équipes de genres

"Parce qu’il y a énormément de personnes trans qui ne désirent pas et qui ne veulent pas aller dans les équipes de genres", avance-t-il.

À savoir les équipes de Liège et de Gand, qui seront donc soutenues par la ministre de la Santé. Max Nisol reproche aussi l’usage d’un certain vocabulaire, qu’on parle des transgenres comme des patients présentant des symptômes d’un trouble de l’identité sexuelle. "Le vocabulaire est juste contraire aux droits humains et on doit sortir de cette logique de maladies mentales".

Le Docteur Pitchot, lui, se défend de considérer les transgenres comme des malades. "Ces personnes ne sont pas malades", avance-t-il très clairement.

Mais il ajoute qu’avoir le sentiment de ne pas vivre dans le bon corps peut créer une souffrance et induire des pathologies psychiatriques, comme des dépressions ou des addictions.

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