Bruxelles: des prostituées accusent des policiers d'extorsion de fonds

Les faits se seraient produits lors d’opérations de contrôle de police dans le quartier de l'Alhambra, à Bruxelles. Quatre prostituées portent plainte pour extorsion de fonds et coalition de fonctionnaires. Les contrôles ont eu lieu dans le cadre du règlement communal de lutte contre la prostitution dans ce quartier. Un règlement qui vise à interdire le racolage. Pour les plaignants et ceux qui les défendent, les interpellations seraient intempestives.

"Sur base de ce règlement, la police (...) arrête les filles, explique Sonia Verstappen du collectif de travailleuses et travailleurs du sexe Utsopi. Même celles qui se promènent, qui sortent d'un hôtel de passe. (...) Ils leur demandent de payer 100 euros directement."

Ces 100 euros seraient réclamés immédiatement sous peine d’arrestation. Les plaignants parlent d’abus de pouvoir. Ils contestent la base légale du montant réclamé.

"Dans les procès verbaux qui nous sont parvenus, on voit clairement que des pressions sont exercées par les agents", ajoute Fabian Drianne, assistant social. Les femmes arrêtées sont menacées d'être placées en garde à vue. Dans certains cas, la police aurait raccompagné des prostituées jusque chez elle ou jusqu'à leur lieu de travail pour qu'elles puissent récolter la somme nécessaire.

Contacté, le cabinet du bourgmestre de Bruxelles confirme et justifie le principe de la perception immédiate sur la base d’un règlement communal.

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