Bisphénol A dans les fontaines à eau: pas nocif, selon Culligan

Il y a du bisphénol dans les fontaines à eau
Il y a du bisphénol dans les fontaines à eau - © RTBF

Il y a des substances supposées toxiques dans les fontaines à eau, ces grosses bonbonnes en plastique qu'on trouve dans les entreprises ou les salles d'attente. Le magazine français 60 millions de consommateurs a mené des analyses et, selon lui, ces bonbonnes libéreraient du bisphénol A.

Le bisphénol A est cette substance qui a créé la polémique il y  a peu à cause de sa présence dans les biberons. Son utilisation dans les biberons et tous les contenants alimentaires pour enfants de 0 à 3 ans est d'ailleurs interdite depuis le début de 2013.

Les analyses publiées dans le magazine français de consommation révèlent une présence d'une dizaine de microgrammes de bisphénol A par litre d'eau contenue dans les bonbonnes de la marque Culligan. Thomas Laurenceau, le rédacteur en chef de "60 millions de consommateurs", précise à la RTBF: "Le plus interpellant, c'est effectivement la découverte de doses non négligeables de bisphénol A. Le problème des bonbonnes, c'est qu'elles sont réutilisées. Autant une bouteille d'eau minérale, elle est jetée après usage, autant une bonbonne, elle est rechargée. Et à force d'être réutilisée, petit à petit, le plastique s'abîme et relargue du bisphénol A dans l'eau".

Pas nocif, selon Culligan

Car une bonbonne est utilisée entre 30 et 50 fois pendant 5 ans, nous confirme-t-on chez Culligan. Et c'est d'ailleurs le principe de la fontaine à eau, souligne Olivier Monfort, porte-parole de Culligan Belgique : "Toute la logique écologique de ce genre de marché est notamment  de générer le moins de déchets possibles et de réutiliser ces bouteilles un certain nombre de fois. Maintenant, il faut savoir que Culligan fait, depuis 2 ou 3 ans, des analyses dans des laboratoires tout à fait externes et leur taux de détection sont largement inférieurs à ce qui pourrait être nocif pour la santé humaine. Ces taux ne sont pas atteints".

Et même s'ils étaient atteints, il faudrait boire plus de 10 000 litres d'eau par jour, ajoute Olivier Monfort, pour que cette présence de bisphénol devienne problématique. Pour des raisons de marketing, nous dit-il, la société est malgré tout en train de remplacer tout son parc de bonbonnes d'eau par d'autres, en tritane cette fois, un plastique qui ne contient pas de bisphénol.

Odile Leherte

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