Biodiversité : que puis-je faire pour contribuer à protéger les abeilles?

Montage de photos provenant de Belgaimage
Montage de photos provenant de Belgaimage - © RTBF/Belgaimage

Certains apiculteurs peuvent se réjouir du printemps exceptionnel que nous connaissons en Belgique : après un hiver doux, au cours duquel il y a eu peu de mortalité, la floraison a été abondante, fournissant beaucoup de nourriture aux abeilles.

La période de confinement a fait baisser la pollution à certains endroits, comme par exemple à Rome où ce phénomène a été bénéfique aux 150.000 abeilles qui occupent les trois ruches installées sur le toit d'une unité spéciale des carabiniers chargée de la protection de l'environnement et des forêts.

Les tests y ont montré que la qualité du miel a augmenté et que les abeilles ont trouvé 150 fleurs différentes dans la région, par rapport à la centaine de variétés observées avant le confinement.

Mais il ne faut pas se voiler la face : comme d'autres insectes pollinisateurs, les abeilles sont en danger. C'est pour cela que les Nations-Unies ont décidé que le 20 mai était la Journée mondiale des abeilles, afin d'attirer l'attention sur le rôle clé joué par cet insecte dans la biodiversité et au profit de l'agriculture.

Le constat est accablant, selon l'ONU : les abeilles et autres espèces pollinisatrices ont un taux d'extinction de 100 à 1000 fois plus élevé que la normale. Il existe des milliers d'espèces d'abeilles dans le monde, et au moins 360 espèces différentes en Belgique. Parmi celles-ci, une quarantaine d'espèces sauvages sont menacées dans notre pays, selon le projet Belbees.

"Alliés cruciaux"

Chacun connaît l'abeille domestique, qui produit du miel dans des ruches. Le rôle des abeilles sauvages n'est pas moins important, souligne la FAO, qui les qualifie d'"alliés cruciaux" dans la lutte contre la faim.


►►► À lire aussi : "La liste rouge des abeilles", un rapport alarmant sur les abeilles sauvages de Belgique


Quelles sont les menaces qui pèsent sur les abeilles?

  • La pollution (notamment par le recours aux pesticides)
  • Certaines pratiques agricoles intensives (monoculture)
  • Le changement climatique (hausse des températures, sécheresses, inondations, perturbations de la floraison)

La raréfaction sur un long terme des abeilles a d'autres impacts que la diminution de la production de miel. La pollinisation est un processus fondamental pour la survie des écosystèmes, souligne l'ONU : de ce processus dépendent la reproduction de près de 90% des plantes sauvages à fleurs, ainsi que 75% des cultures vivrières et 35% des terres agricoles à l’échelle du monde. Et l'ONU appelle à renforcer les mesures de protection des pollinisateurs.

Que puis-je faire comme individu pour protéger les abeilles?

Les Nations-Unies livrent un certain nombre d'action que chacun peut mener pour protéger les pollinisateurs :

  • Cultiver des plantes diversifiées sur son balcon ou dans son jardin
  • Eviter d'utiliser des pesticides, fongicides ou herbicides
  • Laisser à l'extérieur un récipient propre contenant de l'eau, pour permettre aux insectes de boire
  • Protéger les nids sauvages, si possible
  • Acheter du miel provenant d'apiculteurs locaux
  • Acheter des produits issus de l'agriculture durable
Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK