Bernard Wesphael reste en détention; selon le parquet, ce n'est pas un suicide

La commission des poursuites du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles se réunira mercredi à 14h30 pour évoquer la mise sous mandat d'arrêt du député wallon et de la Fédération, inculpé pour assassinat. Cette décision intervient après la décision en même sens prise mardi après-midi par le parlement wallon après la confirmation de l'inculpation de Bernard Wesphael par la justice brugeoise.

Le parlement de la Fédération n'a été saisi d'aucune demande d'immunité, a-t-on précisé mardi soir. La commission des poursuites du Parlement de la Fédération est présidée par Jean-François Istasse (PS).

Maintien en détention

La Chambre du conseil a confirmé le maintien en détention de Bernard Wesphael sur la base du rapport de la juge Pottier, qui était présente au moment de l'autopsie et a reçu le rapport oral du toxicologue. 

Les résultats de l'autopsie montrant des lésions internes et externes ainsi que les résultats de l'examen toxicologique ne vont pas dans le sens d'un suicide, bien au contraire, selon le parquet.

Bernard Wesphael sera réentendu aussi vite que possible. 

Me Jean-Philippe Mayence, avocat de Bernard Wesphael, avait indiqué qu'il ferait appel de la décision de maintien en détention préventive. Ce sera à la chambre des mises en accusation de Gand de se prononcer. Bernard Wesphael nie toute implication dans l'assassinat. Il maintient que son épouse s'est suicidée. La chambre du conseil n'a pas retenu sa version des faits.

A l'issue de l'audience, Me Jean-Philippe Mayence s'est exprimé pour défendre son client. "C'est la première fois de ma carrière que je vois quelqu'un inculpé d'assassinat alors que nous ne connaissons pas la cause du décès" a-t-il déclaré. "Il n'y a ni autopsie, ni rapport toxicologique dans le dossier." Jean-Philippe Mayence a souligné qu'aucun élément dans le dossier ne témoigne d'une mort violente de la femme de Bernard Wesphael. "Cela me dérange profondément." Il s'étonne également de la rapidité avec laquelle l'immunité du député a été levée. "Cette procédure n'est pas normale", estime-t-il.

Selon son avocat, Bernard Wesphael a fait part de sa tristesse par rapport à la mort de la femme qu'il aimait.

Après confirmation du mandat d'arrêt par la chambre du conseil de Bruges, le président du parlement wallon Patrick Dupriez a "immédiatement pris contact" avec les autorités judiciaires et transmis les informations en sa possession au président de la commission des poursuites du Parlement wallon, le député Pierre Tachenion, selon un communiqué de la présidence de l'hémicycle wallon.

Cette commission composée de neuf membres est chargée d'examiner les demandes d'autorisation de poursuites à l'égard d'un député ou les demandes de suspension des poursuites déjà engagées dont est saisie l'assemblée.

RTBF avec Belga

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