Bernard Wesphael reste en détention, la défense se pourvoit en cassation

La chambre du conseil de Bruges avait confirmé il y a deux semaines le mandat d'arrêt de Bernard Wesphael.

Ses avocats avaient alors fait appel de cette décision, plaidant que leur client bénéficiait de l'immunité parlementaire et qu'eux-mêmes n'étaient pas encore en possession des résultats du rapport d'autopsie et des analyses toxicologiques.

La chambre des mises en accusation de Gand s'est penchée mardi durant une audience de près de trois heures sur la demande de la défense d'accorder la liberté provisoire à Bernard Wesphael.

Ses avocats ont déposé un dossier de 45 pages expliquant pourquoi Bernard Wesphael, qui a lui-même pris la parole, devait être remis en liberté.

"Tout le débat tourne autour de la question de savoir s'il y a eu ou non flagrant délit, et de celle de l'immunité parlementaire. Les deux parlements n'ont pas demandé la suspension des poursuites, mais il n'y a pour l'instant aucune demande de la part du parquet général concernant une levée de l'immunité parlementaire" de Bernard Wesphael, a ajouté Me Bauwens, chargé, avec Me Jean-Philippe Mayence de la défense du député wallon. "Il n'y a pas de changements dans la version de mon client, contrairement à ce qu'ont annoncé certains médias. Il continue de clamer son innocence."

La chambre a malgré cela confirmé la décision de maintien en détention. Comme annoncé, la défense de Bernard Wesphael va se pourvoir en cassation. Celle-ci se prononcera dans les quinze jours qui suivent le pourvoi. Le député restera entre-temps en détention.

Avec Belga

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