Bernard Wesphael juge "indécente" l'assignation au tribunal civil par le fils de Véronique Pirotton

Le fils de Véronique Pirotton assigne devant le tribunal civil Bernard Wesphael, acquitté en octobre par la cour d'assises du Hainaut du meurtre de son épouse, affirme mardi Me Moureau, le conseil des parties civiles lors du procès, confirmant une information du journal Le Soir. Une procédure jugée "indécente" par Bernard Wesphael.

Il s'agit de la "dernière voie interne de recours" possible, précise l'avocat des parties civiles. "Nous ne remettons pas en cause la décision pénale. Ce que nous cherchons, c'est la vérité."

Une procédure "indécente" pour Bernard Wesphael

"C'est assez sidérant" déclare Didier Pire, l'avocat de Bernard Wesphael. "Victor aura 18 ans dans un mois. Visiblement, son père agit dans la précipitation, avant la majorité de son fils, puisqu'il écrit dans la citation que Victor n'est pas encore déterminé" ajoute-t-il.

Pour Bernard Wesphael, cette procédure est lancée par l'ex-mari de la victime et non par son fils. "Manifestement, cette procédure se fait sans l'aval du principal intéressé alors qu'on aurait pu attendre la majorité et que Victor prenne ses responsabilités le cas-échéant" conclut l'avocat.

La cour d'assises dit que ce n'est pas un meurtre, Bernard Wesphael dit que ce n'est pas un suicide. C'est quoi alors?

"Nous mettons en cause la responsabilité de M. Wesphael", précise Me Moureau, avocat des parties civiles. La famille de la victime avait déjà envisagé un recours vers la Cour européenne des droits de l'homme, n'ayant "plus confiance en la justice belge pour nous dire ce qu'il s'est passé, mais celle-ci les refuse lorsque tous les recours internes n'ont pas d'abord été épuisés".

C'est pourquoi une procédure au civil est envisagée, malgré l'acquittement de Bernard Wesphael au pénal. "A ce stade, nous réclamons un euro à titre provisionnel. Ce que nous cherchons, c'est la vérité. La cour d'assises dit que ce n'est pas un meurtre, Bernard Wesphael dit que ce n'est pas un suicide. C'est quoi alors? ", s'interroge l'avocat.

Un acharnement ?

"Si le tribunal considère que l'arrêt d'acquittement est un obstacle à une condamnation de Bernard Wesphael au civil, alors nous mettrons en cause la responsabilité de l'Etat belge, qui ne respecterait pas notre droit à un second degré de juridiction", ce qui est contraire à la Convention européenne des droits de l'homme. Cette démarche "n'est pas de l'acharnement", tient à souligner l'avocat des parties civiles. "C'est simplement un fils qui veut savoir de quoi est morte sa maman."

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