Baromètre du CSA : de moins en moins de personnes issues de la diversité dans les médias

Le CSA, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, a présenté son 4e baromètre sur la diversité et l’égalité. Par rapport aux derniers rapports de 2011, 2012 et 2013, on ne décèle pas de grand bouleversement structurel, mais une catégorie est en net recul, celle qui concerne l’origine perçue.

►►► Pour consulter l'étude dans sa globalité

Dans les médias

Joëlle Desterbecq, directrice d'études et de recherches au CSA, remarque que la diversité recule dans l'ensemble des genres de programmes, mais aussi dans les rôles médiatiques socialement plus valorisés. Dans le genre de l'information, par exemple, la diversité recule de 4,5%.

Des constances se répètent également. Joëlle Desterbecq : "Les personnes issues de la diversité sont toujours très présentes dans le rôle de vox populi, c'est-à-dire un rôle d'affect ou de témoignage plutôt que dans le rôle de porte-parole ou d'expert. Le programme qui laisse le plus de place à la diversité, c'est le sport" observe-t-elle.

Finalement, lorsque des personnes issues de la diversité sont bel et bien visibles dans un média, c'est très rarement dans un rôle actif.

Communication commerciale

Pour la première fois, le baromètre s'est également intéressé aux publicités. 2756 spots publicitaires ont été analysés à trois moments différents. Un moment non-neutre, soit le 14 février. Un jour de semaine, le 1er mars et un jour de weekend, le 18 mars 2017.

Le constat est sévère. La communication commerciale exclut purement et simplement plusieurs catégories : les personnes issues de la diversité, les personnes de plus de 65 ans et les personnes handicapées.

Quant à la répartition des femmes et des hommes, celle-ci est plutôt équilibrée avec 52,8% d'hommes et 47% de femmes.

Dans cette catégorie, le bât blesse au niveau qualitatif. Les femmes subissent deux fois plus les stéréotypes que les hommes. Emilie Herbert, chargée de recherches au CSA : " On a trouvé beaucoup de stéréotypes liés au genre féminin. On montre souvent l’image d'une femme jeune et séduisante. Elle est représentée dans des activités tournées vers le soin, la famille et le foyer " explique-t-elle.

Finalement, contrairement à ce que l'on aurait pu penser de manière subjective, l'étude du CSA a identifié une infime partie de publicités où la femme est hypersexualisée, de l'ordre de moins de 1%.  

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