Baromètre Covid : les médecins généralistes n°1 du capital confiance

Vous faites confiance à votre médecin: c’est un des principaux résultats du baromètre de la motivation, émis par l’université de Gand, l’UCLouvain et l’ULB en collaboration avec Le Soir et les journaux du groupe Sudpresse. Cette étude s’est principalement intéressée à la question de la confiance envers les acteurs de la pandémie.

Selon un échantillon de 4843 personnes, les médecins généralistes se situent sur la première place du podium suivi par le personnel soignant, les experts et les pharmaciens. Cette image positive se marque tant sur la bienveillance que sur la compétence.

" Les patients ont établi une relation de confiance avec leurs médecins depuis de nombreuses années " explique le Dr Xavier Christiaens, médecin généraliste dans le Hainaut. " Il y a une certaine personnalisation du contact et ainsi, une connaissance des pathologies, des sensibilités et des fragilités de chacun" poursuit le docteur. "Les gens recherchent un service plus personnalisé plutôt qu’être un numéro dans un centre de vaccination".

Il y a quelques semaines, des grands noms de la médecine belge adressaient une lettre ouverte au ministre de la santé Frank Vandenbroucke. Ceux-ci réclament plus d’implication du personnel de la santé dans la campagne de vaccination. Avec les résultats du baromètre cité ci-dessus qu’en pensent les médecins ?

Un manque d’informations

En première ligne depuis le début de la pandémie, les médecins généralistes réclament des directives du gouvernement " nous avons tous nos patients chroniques à domicile âgés entre 80 et 100 ans qui ne sont pas nécessairement en maison de repos et donc qui n’ont pas encore été vaccinés. Pour ces personnes, on ne sait encore rien " explique Virginie Risse, médecin généraliste à Uccle. " Je reçois environ 5 appels par jours ou des mails de personne me demandant où en est leur vaccin. Et malheureusement, on n’a pas d’informations à leur transmettre".

Pour vacciner la population, 9 centres majeurs et 30 centres de proximité sont prévus. Les injections se feront à la chaîne, supervisées par des médecins. Là encore, ce processus pose question pour le Dr Virginie Risse " pour nos petits patients qui ne pourront pas se déplacer, il y aura peut-être un bus qui viendra les chercher directement chez eux mais ce n’est qu’une hypothèse car on n’a pas d’informations précises ni de calendrier. On ne sait pas non plus comment les gens vont-être prévenus. On ne sait pas où, ni quand, ni comment les gens seront vaccinés ".

Peu de connaissance du politique

De nombreuses structures de soins comme les hôpitaux, les maisons de repos ou bien les centres d’accueil pour les personnes porteuses d’un handicap ont déjà reçu une première dose du vaccin. Pour Pierre Drielsma, médecin généraliste et secrétaire général adjoint du syndicat majoritaire des médecins généralistes francophones, cela est dû à une meilleure connaissance des structures hospitalière par les politiques " il y a encore énormément de médecins qui travaillent seuls et donc la connaissance de ce travail est faible. Cela explique que l’organisation de la première ligne est encore extrêmement faible ".

Actuellement, les modes de conservations des différents vaccins compliquent la tâche aux médecins généralistes qui peuvent difficilement stocker les doses. "Je pense que si les autorités veulent des taux de vaccination plus importants, il faudra passer par des vaccinations à domicile ou au cabinet des généralistes. Je pense que cela augmentera le taux. Cela suppose bien sûr des vaccins qui tiennent au frigo" termine le docteur Drielsma.

 

 

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