Baromètre Covid : "L'intention de se faire vacciner reste très marquée de manière générale"

Baromètre Covid : "L’intention de vaccination reste très marquée de manière générale"
Baromètre Covid : "L’intention de vaccination reste très marquée de manière générale" - © Halfpoint Images - Getty Images

Après un an de crise sanitaire, où en est le moral des Belges face au Covid-19 et à la vaccination contre ce virus ? L’Université de Gand, l’UCLouvain et l’ULB présentent ce jeudi en collaboration avec Le Soir et les journaux du groupe Sudpresse la dernière version de leur baromètre de la motivation.

"La motivation à suivre les mesures de restrictions demandées par les autorités semble en berne et la confiance à l’égard de toute une série d’acteurs de cette pandémie laisse entrevoir des signes d’effritement", notent d’entrée de jeu les auteurs de l’étude.

Ce baromètre tire notamment les conclusions suivantes :

  • "L’intention de se faire vacciner reste élevée dans les deux communautés, même si elle s’érode légèrement. Elle est légèrement plus faible du côté francophone ;
  • La confiance en les autorités gouvernementales par rapport à la gestion de la pandémie est fortement liée à l’intention de se faire vacciner ;
  • Cette différence de confiance explique totalement les différences Nord/Sud en matière d’intention de se faire vacciner ;
  • Par rapport à la vaccination, les médecins généralistes en premier lieu, les pharmaciens, infirmiers et experts (en second lieu) jouissent d’un capital de confiance très élevé par rapport à d’autres acteurs.
  • Les gens qui consultent et ont confiance dans les médias traditionnels ont plus tendance à se faire vacciner."

Le baromètre fait aussi état d'"une certaine perplexité" des répondants "face aux dirigeants". A l’inverse, l’ensemble du personnel soignant (médecins, pharmaciens, infirmiers) "jouit d’une image très positive, dont semblent également bénéficier les experts".

Par ailleurs, "seuls 32% des répondants estiment que les dirigeants politiques ont selon eux la capacité de collaborer pour venir à bout de la pandémie contre 43% qui pensent le contraire, avec 25% qui ne se prononcent pas dans un sens ou l’autre".

"Postures complotistes" et vaccination

Concernant la vaccination, les auteurs de l’étude observent que "ceux qui ont le sentiment que l’avis de la population est pris en compte par les autorités, sont plus susceptibles de se faire vacciner".

A l’inverse, "les postures complotistes, non seulement de manière générale mais encore plus en lien avec le vaccin, pèsent dans le sens inverse et viennent très significativement diminuer le souhait de vaccination".

Le baromètre établit aussi un lien entre les médias consommés et l’intention de vaccination. "De façon remarquable, plus les répondants consultent les médias traditionnels (TV, quotidiens), plus ils sont enclins à se faire vacciner", expliquent encore les chercheurs.


Les éléments repris dans le baromètre s’appuient sur un total de 9253 répondants contactés entre les 2 et 8 février 2021. Parmi les répondants, 66% sont francophones et de sexe féminin (61%) avec un âge moyen de 51 ans.


Une seconde partie de l'étude, menée via Le Soir et Sudpresse sur un échantillon de 2566 personnes entre le 2 et le 9 février, s'est davantage concentrée sur la vie quotidienne et les inquiétudes des Belges en temps de pandémie.

Résultat : "Près de 60% de l’échantillon déclare se soucier beaucoup de sa santé en ce moment et 38% déclarent avoir peur de tomber malade".

La majorité des sondés apportent leur soutien aux mesures. A ce titre, "54% de l’échantillon trouve normal que l’Etat restreigne certaines libertés fondamentales afin de minimiser la propagation du coronavirus. Près de 60% des sondés sont également favorables au recours à des sanctions de la part de la police ou de la justice envers ceux qui ne respectent pas ces règles".

Les répondants se disent aussi favorables (à 68%) à l'interdiction des voyages à l'étranger. Cela va même plus loin pour 57% des répondants qui "réclament même des mesures plus strictes concernant l’autorisation de voyager".

Mesures à prendre à l'école

La question des écoles concentre les inquiétudes de certains. "Par rapport aux mesures prises pour l’instant, seuls 34% ont confiance dans leur efficacité pour limiter la propagation mais 42% n’ont pas confiance. Si la situation sanitaire empirait, 49% sont d’accord pour une fermeture des écoles pour quelques semaines et 37% y sont opposés. Si les écoles restent ouvertes, 41% souhaitent imposer le port du masque en primaire et 40% y sont opposés."

Concernant les jeunes, ils sont nettement vus comme la "génération sacrifiée" de la crise sanitaire. Ainsi, "à la question de savoir si les intérêts des jeunes ont été sacrifiés au profit des plus âgés, la réponse est claire, 90% sont d’accord avec ce point de vue, et seulement 5% ne le partagent pas. [...] 89% des répondants estiment que les intérêts des jeunes ont été sacrifiés au profit des plus âgés".


Pour ces questions spécifiques, l’échantillon comprend un total de 2566 répondants francophones contactés entre les 2 et 9 février via Le Soir et Sudpresse. L’âge moyen est de 50 ans et 52% des enquêtes ont été complétées par des femmes. 32% des répondants sont détenteurs d’un diplôme de bachelier et 37% d’un diplôme de Master.

Sophie Lucas: "Le vaccin est efficace 8 à 12 mois" (A votre avis du 04/02/2021)

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