Baignade à la Cote : la mer, une zone sous surveillance. Comment s’organisent les sauveteurs ?

Après plusieurs heures de recherche, le corps sans vie d’un jeune de 16 ans a été retrouvé ce jeudi à Ostende. Pourtant, il se baignait avec des amis dans une zone surveillée. Cela faisait 30 ans qu’un tel accident ne s’était pas produit au large de nos côtes, dans un endroit surveillé.

Comment s’organise le travail des sauveteurs ?

La côte belge s’étend de Knokke à La Panne sur une distance de 67 kilomètres. Pour veiller à la sécurité, 82 postes de surveillance sont mis en place durant les mois d’été. C’est dans ces zones que vous pouvez vous baigner puisque des sauveteurs sont présents de 10h30 à 18h30. Leur travail est surtout préventif. Les sauveteurs tentent d’avertir les touristes en cas de danger.

1400 sauveteurs sont employés en juillet et en août. Par jour, ils sont environ 450 sur les plages. La plupart d’entre eux sont étudiants. Mais n’importe qui ne peut pas devenir sauveteur sur un coup de tête, il faut suivre une formation intensive et réussir un test de natation en mer avant de pouvoir enfiler l’uniforme pour l’été.

Quelles difficultés rencontrent les sauveteurs ?

Les gardiens de la côte ont souvent du mal à faire comprendre les dangers que peut représenter la baignade aux touristes. "Malheureusement, de nombreuses personnes n’aiment pas devoir suivre les conseils des sauveteurs. Les gens pensent souvent qu’ils en savent plus et qu’ils savent bien nager ou suffisamment. Mais la mer du Nord peut être très dangereuse et si vous ne savez pas bien nager, vous pouvez avoir de sérieux problèmes. Pensez aux courants forts, à la température de l’eau, aux vagues…", explique An Beun, secrétaire de la IKWV, l’intercommunale des services de sauvetage de la côte de Flandre-Occidentale.

"Les sauveteurs essaient de travailler de manière aussi préventive que possible. Malheureusement, même eux ne peuvent pas tout voir ou remarquer tout le temps. C’est pourquoi il est très important de suivre toutes les directives et conseils et de comprendre que la mer n’est pas une piscine. Il est un fait que les compétences en natation de notre population ont considérablement diminué et qu’il est grand temps d’y prêter une attention particulière."

Des courants plus forts qu’ils n’y paraissent ?

De plus, la mer peut parfois sembler calme en apparence mais ce n’est pas pour autant que des courants forts ne sont pas en train de se produire sous l’eau. Les baigneurs peuvent donc être surpris. "C’était certainement le cas hier, car la marée de vive-eau venait de se produire. L’emplacement (à côté du brise-lames) est également connu pour ses courants forts", précise An Beun.

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Comment sont déterminés les risques de baignade ?

Le chef des sauveteurs prend les décisions en fonction des conditions météorologiques, du vent, du courant, etc. Et c’est en analysant toutes ces données que le drapeau vert (baignade et nage autorisées), jaune (baignade et nage dangereuses. Tous les objets gonflables sont interdits) ou rouge (baignade et nage interdites) est choisi. Cela peut évidemment changer en cours de journée. D’autres indications se trouvent à côté de la chaise des sauveteurs comme la température de l’eau ou encore les heures de marée basse et haute. La baignade est interdite dans toutes les zones non surveillées pour des raisons de sécurité.

Quels conseils ?

Pour limiter les risques et éviter les accidents, quelques règles de base sont nécessaires :

1. Nagez toujours dans une zone surveillée, où il y a des sauveteurs.

2. Si vous ne savez pas bien nager, n’allez pas au fond de la mer. Les courants, les vagues ou la montée des eaux peuvent vous mettre en difficulté.

3. Allez toujours dans l’eau à plusieurs et surveillez-vous les uns les autres.

4. Surveillez toujours les petits enfants et mettez-leur un bracelet.

5. Ne vous approchez pas des brise-lames

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