Avion dérouté par le Bélarus : Lufthansa et KLM évitent l’espace aérien bélarusse

Le groupe aéronautique allemand Lufthansa et la compagnie néerlandaise KLM ne survoleront provisoirement plus le Bélarus, ont-ils annoncé lundi.

Ils réagissent de la sorte au détournement vers Minsk, dimanche, par le régime du président Alexandre Loukachenko, d’un avion Ryanair reliant Athènes à Vilnius, et à l’arrestation de l’opposant Roman Protassevitch et de sa compagne Sofia Sapéga, qui étaient à bord.

KLM a pris cette décision après un appel du Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Selon ce dernier, les autorités bélarusses sont actuellement "très peu fiables" dans la gestion de leur espace aérien. "En raison de la situation dynamique actuelle, nous suspendons pour le moment les opérations dans l’espace aérien bélarusse", a ensuite informé Lufthansa.

Le prochain vol entre Francfort et Minsk, la capitale du Bélarus, est prévu pour mercredi. Une décision sur ce vol est toujours en attente. Brussels Airlines, filiale de Lufthansa, ne dessert pas ce pays. D’autres compagnies aériennes ont déjà annoncé qu’elles éviteraient l’espace aérien bélarusse pour le moment.

Extension des sanctions ?

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ont, de leur côté, appelé lundi soir les transporteurs aériens basés dans l’UE à ne plus survoler le Bélarus et ont ouvert la voie à une interdiction d’accès des compagnies bélarusses à l’espace aérien et aux aéroports de l’Union.

Ils ont aussi ouvert la porte à une extension des sanctions contre des responsables et des entités bélarusses, ainsi qu’à d’autres sanctions économiques ciblées, que le Conseil des ministres devra mettre rapidement en œuvre.

Pour la Belgique, l’interdiction d’accès aux aéroports signifie que la compagnie étatique bélarusse Belavia ne pourra plus organiser de vols entre Charleroi et Minsk.

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