Aviation: les aéroports doivent s'adapter au changement climatique

Couverture nuageuse, débordement des pistes proches des côtes et multiplication des turbulences…Le climat s’invite dans l’univers de l’aviation.
Couverture nuageuse, débordement des pistes proches des côtes et multiplication des turbulences…Le climat s’invite dans l’univers de l’aviation. - © FABRICE COFFRINI - AFP

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a exhorté mardi les aéroports à évaluer les risques liés au changement climatique afin de préparer le plus tôt possible leurs infrastructures aux bouleversements à venir.

L'agence des Nations unies basée à Montréal passe en revue, dans son rapport environnemental 2016, l'impact du transport aérien sur l'environnement et la qualité de vie, mais aussi les conséquences des changements climatiques sur l'aviation.

Au registre des modifications de l'environnement qui pèsent sur l'aéronautique, l'OACI pointe notamment la hausse des températures qui va augmenter la couverture nuageuse des aéroports du Moyen-Orient et d'Amérique latine, l'augmentation du niveau de la mer qui menace les pistes proches des côtes ou encore la multiplication des turbulences en vol.

Neuf mois après la conclusion de la conférence sur le climat de Paris, qui a fixé l'objectif de limiter le réchauffement à moins de 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, l'OACI remarque que "prendre rapidement des mesures en réponse aux risques climatiques est plus rentable que d'agir a posteriori pour compenser" les conséquences de la hausse des températures.

"Les épisodes météorologiques extrêmes permettent d'avoir un aperçu de ce que sera 'la normale'" en 2030

Pour cela, l'organisation internationale appelle les acteurs du secteur aérien à "travailler ensemble" pour définir des stratégies et des plans d'actions communs.

Notamment, l'agence encourage à prendre en compte dès aujourd'hui "les épisodes météorologiques extrêmes qui permettent d'avoir un aperçu de ce que sera 'la nouvelle normale'" en 2030/2040.

"Les principaux effets du réchauffement seront encore plus visibles dans trois ou quatre décennies. Il n'y a donc pas de raison de paniquer", note l'OACI. Néanmoins, tous les aéroports doivent élaborer "une réponse sensée" et doivent "mener une évaluation des risques des infrastructures existantes afin d'anticiper, de réduire les risques et d'assurer la fiabilité du secteur aérien".

 

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