Le cancer sera mieux combattu à l'avenir

Avec une meilleure prise en charge, le cancer peut être mieux combattu
Avec une meilleure prise en charge, le cancer peut être mieux combattu - © GERARD JULIEN - AFP

Ce mardi 4 février c'est la journée mondiale contre le cancer. Une maladie véritable fléau de notre époque. Et le nombre de cas en Belgique ne cesse d'augmenter chaque année. Au niveau mondial on dénombre 18,5 millions de cancers, ce qui veut dire 1,5 fois la population de la Belgique, avec encore malheureusement un taux de décès d’environ 50%. Pourtant, grâce à une meilleure prise en charge, il serait possible de guérir trois patients sur quatre d’ici 2030. La lutte contre le cancer est un des grands défis de ce 21ème siècle. 

L'immunothérapie, une arme de plus pour lutter contre le cancer

Dans les années 90, on ne parlait que de radiothérapie et de chimiothérapie, qui étaient les deux seules possibilités pour traiter le cancer. À l’heure d’aujourd’hui, on a bien plus d’arsenal. On a vu apparaître, au début des années 2000, les thérapies ciblées qui ont apporté une deuxième ligne de traitement après la radio et la chimiothérapie. Pour Michael Herfs, chercheur qualifié au FNRS, l’immunothérapie est sans aucun doute la retombée la plus importante de ces cinq ou six dernières années: "Le concept de l’immunothérapie est de rendre à notre corps la capacité de combattre le cancer. On est capable de combattre une angine ou une bronchite, donc le fait d’avoir une tumeur, un cancer, de deux, trois ou quatre cm montre bien que la tumeur fait justement en sorte que l’immunité l’évite. Il s’agit donc de rendre cette capacité à notre immunité de se battre elle-même."

Le cancer met en sommeil certaines de nos capacités en sécrétant des molécules dites immunosuppressives qui font en sorte que notre immunité tolère le cancer. Les médicaments qui combattent cette molécule immunosuppressive, cette immunothérapie, fait en sorte de bloquer ces molécules somnifères.

Pas efficace chez tous les patients

Le problème de l'immunothérapie c'est qu'elle n'est pas efficace chez tous les patients comme l'explique Michael Herfs: "L'immunothérapie amène une ligne de traitement supplémentaire. Mais à l’heure actuelle, l’immunothérapie comme on la connaît combat deux ou trois molécules immunosuppressives, ce qui conduit à avoir des effets spectaculaires, oui, mais des effets spectaculaires chez globalement 15% des patients. Ça veut donc dire qu’il y a encore 85% qui ne répondent pas à l’immunothérapie". Mais la recherche avance et des centaines d'essais cliniques sont en phase de test. Michael Herfs se veut optimiste: "Même si on va extrêmement vite à l’heure actuelle, il y aura toujours des gens qui vont malheureusement subir les conséquences du cancer. Mais il faut être optimiste parce que si on est arrivé à un taux de succès de 85% dans nos pays pour le cancer du sein, si on a plus de 90% de succès pour certaines leucémies ou une vaccination contre le papillomavirus, qui fait en sorte qu’on ne verra plus le cancer du col que dans les musées de plastination d’ici une vingtaine d’années, si on y est arrivé pour ces cancers-là, je ne vois pas pourquoi on n’y arriverait pas pour les autres."

 

 

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