Deux patients sur trois se présentent aux urgences sans raison valable

L'entrée des urgences du CHU de Liège.
L'entrée des urgences du CHU de Liège. - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

Près de 40% des factures envoyées aux patients après leur visite aux urgences, ne sont pas correctes. C’est le constat mis en avant par le gendarme de l'INAMI, son service de contrôle. Dans son dernier rapport, celui-ci pointe également un autre problème : 66% des patients qui se présentent aux services d’urgence n'ont pas de raison valable.

Patienter entre 3 et 6 mois avant d’obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste, comme un gastroentérologue ou un neurologue, voilà qui est monnaie courante chez nous. Il semblerait donc qu’un nombre élevé de patients aient trouvé une parade pour être reçu presque dans l’immédiat : en se rendant aux urgences.

Selon l'étude de l'INAMI, seul un patient sur trois qui va aux urgences, présente vraiment un traumatisme sérieux. De nombreux patients s'adressent en fait à ce service alors qu'ils ne nécessitent pas une telle prise en charge.

Selon le service des contrôles médicaux, les personnes concernées agissent ainsi dans l'intention d'obtenir une consultation rapidement chez un spécialiste. Un patient qui passe d'abord par les urgences peut être reçu le jour même ou le lendemain.

Et cette dérive coûte cher à l’assurance maladie. Les médecins des urgences, qui rappellent parfois des spécialistes de garde, ont évidemment des honoraires plus importants.

Pour contrer cette dérive, l'INAMI souhaite mettre en place un système de tri de patients pour les réorienter vers le médecin ou le service le plus adéquat.

A.L. avec M. Bourguignon

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