Au Qatar, la préparation du Mondial 2022 masque un "esclavagisme moderne"

"Plus de travailleurs vont mourir pendant la construction (des stades) que de footballeurs ne fouleront les terrains", a déclaré l’Australienne Sharan Burrow, secrétaire générale du CSI au journal grec Avgi

"Souvent, les travailleurs se sont lourdement endettés pour arriver au Qatar. Ils voient fréquemment leurs passeports confisqués et peuvent être contraints de signer un nouveau contrat en arabe qu’ils ne comprennent pas et qui revoit leur salaire à la baisse. S’ils décident de fuir, s’ils se blessent et ne peuvent plus travailler, ils n’ont plus de moyens de subsistance. Ayant rompu leur contrat de parrainage, ils sont également susceptibles d’être jetés en prison à tout moment", dénonce pour sa part l’analyste d’une ONG, qui souhaite rester anonyme pour pouvoir continuer son enquête au Qatar. 

"Au moins 300 ouvriers du bâtiment meurent chaque année sur leur lieu de travail, chiffre communément admis. Leur dépouille est souvent renvoyée dans leur pays d’origine dans un cercueil en bois. Ou disparaît purement et simplement", peut-on également lire.
 
Tous les détails de cette enquête sur Rue89.
 
C.B.  
 

 

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