Au-delà des frites-mayonnaise, qu'en est-il de la sécurité du Premier?

Une "attaque" sans gravité. Même Charles Michel l'a prise avec le sourire. Mais ce petit évènement pose la question de la sécurité des hommes et des femmes politiques en Belgique. Sont-ils suffisamment surveillés, en particulier dans le cas du chef du gouvernement?

En Belgique, c’est un peu la tradition depuis toujours, un premier ministre peut se promener et circuler sans garde rapprochée et sans sécurité particulière.

Il n’est pas rare de voir par exemple un Premier ministre se promener seul dans sa ville ou se rendre de sa résidence du Lambermont jusqu’au 16 rue de la Loi, seul ou entouré de collaborateurs.

C’est le privilège des petits pays, à tout le moins de la Belgique, où une personnalité politique peut se permettre de ne pas être sans cesse entourée de gardes du corps. Rien à voir avec la France ou les Etats-Unis.

Charles Michel censé être l'objet d'une sécurité renforcée depuis des semaines

Pourtant Elio Di Rupo avait lui aussi déjà connu une tentative d’entartage en 2012, lors d’un déplacement à l’ULB.

Il y eut bien une période de sécurité renforcée pour les personnalités politiques en Belgique. C’était à l’époque des CCC, les cellules communistes combattantes, au début des années 1980.

A cette période Wilfried Martens, alors Premier ministre, et les principaux ministres de l’époque, avaient bénéficié d’une sécurité rapprochée.

A noter que Charles Michel est censé lui aussi faire l'objet d'une sécurité renforcée depuis plusieurs semaines car le Premier ministre a reçu des menaces de mort très ciblées.

Pour les faits de ce lundi. Charles Michel ne portera pas plainte mais le patron du cercle de Wallonie considère l’intervention des militantes lanceuses de frites comme "une agression". Il envisage, lui, de porter plainte.

RTBF

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK