Attentats à Bruxelles: les victimes peuvent demander une aide financière urgente

Les victimes des attentats peuvent prétendre à une aide financière urgente via le Fonds d'aide aux victimes.
Les victimes des attentats peuvent prétendre à une aide financière urgente via le Fonds d'aide aux victimes. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Les victimes des attentats perpétrés le 22 mars dernier à l'aéroport de Zaventem et à la station de métro Maelbeek à Bruxelles, de même que leurs proches, peuvent prétendre à une aide financière urgente via le Fonds d'aide aux victimes, souligne dimanche soir le ministère de la Justice dans un communiqué. Cette aide financière se présentera sous la forme d'une avance d'un montant maximum de 15 000 euros. Le ministère annonce par ailleurs la création d'un point de contact unique en soutien aux victimes.

Les victimes et leurs proches pourront s'adresser de leur propre initiative à ce point de contact, instauré au sein du Fonds d'aide aux victimes, via e-mail à l'adresse terrorvictims@just.fgov.be dès lundi ou via le numéro 0471/12.31.24 dès mercredi. "En outre, le gouvernement prendra l'initiative de rechercher les victimes et leurs proches de manière proactive et de leur apporter du soutien, ceci sur la base des listes que les hôpitaux ont mis à disposition", souligne le communiqué.

En marge de la marche contre la terreur, les organisateurs de l'événement ont rencontré le Premier ministre Charles Michel et les principaux ministres du gouvernement, en fin de journée au Lambermont. A l'issue de la réunion, Charles Michel avait notamment annoncé que le gouvernement s'attelait à améliorer la situation des victimes des attentats et avait dit espérer, dès le conseil des ministres de la semaine prochaine, pouvoir prendre des mesures facilitant l'indemnisation et la prise en charge des hospitalisations sans attendre les délais - parfois longs - d'intervention des assurances.

Une annonce que le ministère de la Justice confirme. "Une initiative législative et un arrêté royal" seront proposés par ce dernier en vue d'ajustements à la réglementation relative au Fonds d'aide aux victimes, principalement en ce qui concerne les indemnités et les conditions.

Parmi les modifications avancées figurent notamment un doublement des plafonds pour l'aide financière principale et l'aide financière urgente ainsi qu'un assouplissement des conditions pour pouvoir prétendre à l'aide financière.

Par ailleurs, "l'exigence de déposer une plainte et de mener une action en justice est supprimée pour les victimes d'attentats terroristes et l'intervention du Fonds d'aide aux victimes est élargie aux victimes d'attentats terroristes qui possèdent la nationalité belge, même si les attentats terroristes n'ont pas eu lieu sur le territoire belge", explique le ministère. Il précise cependant que "pour le traitement quant au fond, le Fonds d'aide aux victimes n'intervient qu'en ordre subsidiaire, donc après que les assurances soient intervenues ou un autre Fonds d'aide aux victimes européen si l'acte de violence terroriste a eu lieu dans un autre État membre européen."

En outre, un groupe de travail s'attèlera à élaborer le statut de reconnaissance nationale pour les victimes d'attentats terroristes.

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