Attentat à la pudeur contre seize jeunes écolières au Technopolis de Malines

Attentat à la pudeur contre seize jeunes écolières au Technopolis de Malines
Attentat à la pudeur contre seize jeunes écolières au Technopolis de Malines - © EMILIE RENSON - BELGA

Quatre jeunes de 13 et 14 ans ont commis des attentats à la pudeur contre seize écolières du même âge, dont douze Néerlandaises et quatre venant de Neerpelt (Limbourg), mardi au centre d'éducation aux sciences et aux technologies malinois Technopolis, indique mercredi la section locale du parquet d'Anvers. Les suspects, provenant d'une école de Boom, ont été identifiés et seront entendus ultérieurement.

D'après des médias néerlandais, qui ont révélé les faits mercredi midi, les victimes ont été suivies jusqu'aux toilettes pour dames, où les quatre jeunes les ont alors touchées aux seins et aux fesses. Avertie, la police s'est rapidement rendue sur place et a interpellé les suspects.

Le parquet confirme les faits, qualifiés d'attentats à la pudeur.

Technopolis a dit regretter les événements. "Je trouve cela choquant que cela se soit passé à Technopolis, un lieu où les enfants doivent se sentir en sécurité et expérimenter un chouette moment scolaire", a réagi le directeur général Stephane Berghmans. "Nous sommes, en tant qu'organisation, impuissants, mais je veux tout de même discuter de la problématique. J'irai voir les enseignants pour éviter ce genre d'incident à l'avenir et le gérer au mieux."

Tolérance zéro

De son côté, le bourgmestre de Malines, Bart Somers (Open Vld) se dit déçu que les quatre mineurs qui ont attenté à la pudeur des seize filles aient pu disposer. "Ce n'est pas conforme à notre plan d'action pour l'égalité des genres et contre l'intimidation sexuelle mis en place avec le parquet", dénonce Bart Somers.

Le bourgmestre renvoie au plan d'action lancé en décembre 2016 par la ville. Il "est pour moi une priorité absolue et une manière de travailler efficacement contre toute forme de violence sexuelle, de discrimination de genre et d'intimidation. Dans ce domaine, nous voulons appliquer une tolérance zéro".

Après les avoir interpellés, le parquet a laissé les jeunes s'en aller pour organiser une audition ultérieure conforme à la loi Salduz 3, selon Bart Somers. "Pour moi, nous envoyons un mauvais signal (...) Le parquet aurait pu décider d'entendre immédiatement les suspects. C'est une occasion manquée." Le bourgmestre en discutera dans les prochains jours avec le procureur.

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