Athénée Da Vinci: l'agression d'un élève serait une simple bagarre à propos de la boxe

Athénée Da Vinci: l'agression d'un élève serait une simple bagarre à propos de la boxe
Athénée Da Vinci: l'agression d'un élève serait une simple bagarre à propos de la boxe - © Tous droits réservés

L'enquête de de l'administration sur l'agression de l'élève de l'athénée Leonardo Da Vinci n'a pas démontré de lien entre celle-ci et le débat sur Charlie Hebdo. La ministre Joëlle Milquet s'étonne de ces révélations. Elle a déclaré qu'il était prématuré de réagir sans avoir analysé le dit rapport. Une enquête complémentaire pourrait être ouverte.

Le préfet-coordonateur devait rendre un rapport ce mercredi sur les faits. l'élève violenté affirmait avoir été battu, le 27 janvier, après un débat sur l'hebdomadaire satirique en classe.

Au cours de son investigation, Alain Faure n'a pas, dit-il, repéré de lien entre l’agression et Charlie. L’agression devant l’école serait selon lui le prolongement d’une bagarre ayant eu lieu la veille, dans l’enceinte de l’école à l’occasion d’une discussion sur la boxe.

Le rapport pointe le fait que plusieurs élèves avaient refusé de signer une pétition contre l'enseignant défendant Charlie Hebdo. Les informations données par l'élève violenté relataient elles le fait que lui seul aurait refusé de signer le texte. Enfin, rien ne prouverait l'implication du professeur de religion islamique, Yacob Mahi, dans la rédaction de la pétition en question.

Nos confrères du Soir ont publié en fin d'après-midi cette information. Contactée, la ministre de l’Éducation ne confirme pas ces informations. Elle dit s'étonner "de découvrir dans la presse, en même temps qu'elle le reçoit, le contenu confidentiel du rapport d'enquête demandé sur l'affaire de l'athénée royal Leonardo da Vinci, qui était censé lui être destiné personnellement et qu'elle doit analyser ce soir avant de prendre une attitude sur les suites à donner".

Il semblerait qu'une enquête complémentaire plus fouillée commandée par la ministre ne soit pas exclue en raison de la persistance de nombreuses zones d'ombre sur de nombreux aspects.

Le professeur mis en cause avait, lui, réagi avant les révélations du préfet dans une lettre ouverte. Fustigeant les attitudes politiciennes et électoralistes de certains, il met en cause les médias, qui ont relayé des "rumeurs entretenues et des interprétations erronées et orientées idéologiquement, qui sont de la désinformation nourrie par les préjugés", écrit-il.

Quoi qu'il en soit, le rapport du préfet-coordonateur doit encore être approuvé par l'administration.

RTBF

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK