Assises du Brabant flamand: Bernard Wesphael ne pourra pas témoigner au procès de Johan Devriendt

Bernard Wesphael ne retournera pas comme témoin devant la cour d'assises.
Bernard Wesphael ne retournera pas comme témoin devant la cour d'assises. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

L'accusé Johan Devriendt souhaitait faire témoigner Bernard Wesphael à son procès la semaine prochaine devant la cour d'assises du Brabant flamand mais cette requête a été rejetée par le président de la cour, a appris Belga de source proche du dossier.

L'ancien inspecteur de police Johan Devriendt comparaîtra, dès lundi, pour la troisième fois pour le même crime devant la cour d'assises du Brabant flamand à Louvain. L'homme, âgé de 46 ans, a été condamné par défaut à la prison à perpétuité le 30 juin dernier par cette même cour d'assises pour l'assassinat de sa compagne Christel Van Bourgogne, à Linkebeek, en août 2003. En 2006, il avait par ailleurs déjà été reconnu coupable de son assassinat par la cour d'assises du Brabant flamand. Ce troisième procès devant les assises portera uniquement sur la peine, soit la condamnation par défaut à perpétuité, à laquelle M. Devriendt a décidé de faire opposition.

Témoin de moralité

Johan Devriendt a pris contact avec Bernard Wesphael en novembre 2016 depuis la prison de Louvain. L'ex-homme politique wallon avait été acquitté par la cour d'assises de Mons le 6 octobre 2016 du meurtre de sa femme Véronique Pirotton le 31 octobre 2013 dans une chambre d'hôtel à Ostende.

Bernard Wesphael et Johan Devriendt ne se sont jamais rencontrés physiquement mais se sont parlé au téléphone. L'ex-inspecteur de police voulait convoquer l'ancien député comme témoin de moralité à son troisième procès, voyant des similitudes dans les deux affaires. Bernard Wesphael avait expliqué lors de son arrestation le 1er novembre 2013 que sa femme était dépressive et s'était suicidée. Dans les deux cas, le partenaire avait été considéré comme le premier suspect.

La requête de Johan Devriendt n'a pas été acceptée par le président de la cour d'assises Peter Hartoch. Le refus a été justifié sur base de l'article 278 du code pénal qui stipule que le président peut rejeter des témoins de manière autonome, sans assesseurs, s'ils n'ont rien à voir avec les faits ou la moralité de l'accusé ou de la victime.

 

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