Assassinat du châtelain de Wingene: le beau-frère, innocenté, veut des dédommagements

255 000 euros : ce sont les dommages et intérêts réclamés à l'Etat belge dans ce que l'on a appelé l'affaire de l'assassinat du châtelain de Wingene, en Flandre occidentale. C'était en 2012. Le beau-frère de la victime, par ailleurs fils de celui qui a fini par avouer le crime, veut être dédommagé de ses mois de prison... des mois de prison pour rien.

C'est une affaire qui tient toute la Flandre en haleine depuis des années. Et le procès n'est d'ailleurs pas encore terminé. Trois hommes dans le box des accusés. Et parmi eux, André Gyselbrecht, 66 ans, beau-père de Stijn Saelens, le châtelain assassiné en janvier 2012. En mai de cette année, 5 ans après les faits, ce n'est qu'en plein procès que ce dernier a avoué avoir été le commanditaire du meurtre, exécuté par des hommes de main.

Pour éliminer un beau-fils incontrôlable, violent, qui menaçait de partir à l'étranger avec femme et enfants.

Mais si André Gyselbrecht est jugé, son propre fils, un temps soupçonné, a été blanchi. Peter Gyselbrecht, 38 ans, beau-frère donc de la victime, détenu préventivement durant 7 mois. Il exige désormais un dédommagement de 255.510 euros de la part de l'Etat belge.

Pour chaque jour à l'ombre, pour perte de salaire et pour les coûts engagés pour prouver son innocence. Peter Gyselbrecht a envoyé sa requête au ministre de la Justice Koen Geens qui a jusqu'en février prochain pour répondre. Le procès pour l'assassinat doit lui reprendre à Bruges le 11 septembre.

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