Arrestation d'un organisateur présumé de l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg

Des fleurs déposées en hommage aux victimes de l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg, dans la station de l'Institut Technologique, le 4 avril 2017
Des fleurs déposées en hommage aux victimes de l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg, dans la station de l'Institut Technologique, le 4 avril 2017 - © Olga MALTSEVA

Les services spéciaux russes ont annoncé lundi l'arrestation d'un des organisateurs présumés de l'attentat qui a fait 14 morts le 3 avril dans le métro de Saint-Pétersbourg.

"L'un des organisateurs du crime, un ressortissant d'Asie centrale, Abror Azimov, né en 1990 (...) a été arrêté dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg", ont indiqué les services spéciaux (FSB) dans un communiqué, cité par les agences de presse russes.

Une "bombe artisanale" 

Selon les enquêteurs, Abror Azimov "a formé le terroriste kamikaze Akbarjon Djalilov", l'auteur présumé qui a également été tué dans l'attentat.

C'est la première fois que les autorités russes qualifient Djalilov de "kamikaze". Auparavant, elles avaient pris soin de simplement dire qu'il était celui qui a "actionné" la bombe.

Abror Azimov a été arrêté lundi dans la région de Moscou et conduit dans les locaux du Comité d'enquête pour être interrogé, selon la même source.

Quelques jours après l'attentat qui a fait 14 morts et des dizaines de blessés, la justice avait inculpé pour "terrorisme" et "complicité de terrorisme" huit hommes, parmi lesquels six ressortissants de pays d'Asie centrale. Six d'entre eux avaient été arrêtés à Saint-Pétersbourg et deux à Moscou.

Selon le Comité d'enquête, Akbarjon Djalilov a "actionné" une "bombe artisanale" entre les stations Sennaïa Plochtchad et Tekhnologuitcheski Institout à Saint-Pétersbourg, après avoir déposé une seconde bombe dans une autre station du centre-ville, désamorcée à temps.

Motivations inconnues

Les motivations de ce jeune homme né au Kirghizstan restent inconnues mais le Comité d'enquête a indiqué examiner ses éventuels liens avec le groupe Etat islamique, qui n'a pas revendiqué cette attaque.

La Russie, qui mène en Syrie une opération militaire en appui à Damas, n'avait pas été aussi durement touchée depuis l'explosion en vol le 31 octobre 2015 au-dessus du Sinaï d'un avion reliant l'Egypte à Saint-Pétersbourg, qui avait fait 224 morts.

Depuis cet attentat revendiqué par l'EI, des attaques ont frappé les instables républiques russes du Caucase et les services de sécurité russes ont annoncé à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules jihadistes s'apprêtant à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg.

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