Archives : comment se passait la rentrée des classes autrefois?

La rentrée scolaire de ce matin nous a encore offert son lot de sourire, de cris et de pleurs. Des enfants arrachés au bras de leurs parents ou des petits courant retrouver leurs copains et copines. Certains avec des cartables si gros qu’on aperçoit à peine leur silhouette, d’autres avec leur fidèle doudou ou leur dernier jouet. Et vous ? Vous ameniez quoi à l’école pour la rentrée ?

Que ce soit en 1961 ou en 2021, les images sont toujours les mêmes, seuls les accessoires diffèrent. Aujourd’hui, les smartphones ont peut-être remplacé les ardoises pour les plus grands et les billes sont sans doute délaissées pour des Popo It ou les cartes Pokemon. Les cartables de l’époque étaient aussi un peu plus austères comme on peut le deviner dans l’archive ci-dessous, filmée le jour de la rentrée scolaire de 1961 à l’école de Ten Bosch à Ixelles notamment.

La joie

Déjà en 1975, c’est avec fierté et un plaisir non dissimulé, que les enfants listaient le contenu de leur cartable. De la colle, un plumier, des crayons, de la peinture ; tous sont prêts à attaquer cette nouvelle année. Des petits qui en 1975 ne cachaient pas un certain enthousiasme à retrouver leurs camarades mais aussi leur instituteur ou institutrice.

Déjà des soucis

Ce bonheur de retrouver les bancs de l’école, on le perçoit aussi en 1979 dans le reportage ci-dessous. À l’époque, le professeur interrogé pointait déjà du doigt des classes surchargées. "34 élèves en 5e année, c’est énorme. Et le plus regrettable c’est que ce sont les élèves les moins doués qui en souffrent le plus. En même temps, les bons élèves perdent leur temps aussi". Une situation qui n’a pas beaucoup changé aujourd’hui dans certaines écoles.

Mais le bonheur se lit aussi sur le visage des professeurs ravis de retrouver leurs pupilles et qui ne peuvent s’empêcher d’embrasser leurs élèves après 2 mois d’absence.

Le cartable ce fardeau

Ce qui a marqué bon nombre d’entre nous lors de la rentrée et de toutes les journées d’école, c’est le poids et le volume de nos cartables. Mais le jour de la rentrée est assurément le plus chargé. Montrer ses nouveaux stylos, ses nouveaux crayons, ses nouvelles fardes, un passage obligé à son arrivée dans la cour de récré.

Mais au-delà de se pavaner devant ses copains, porter un cartable si lourd est aussi synonyme de danger. Une problématique déjà soulignée dans ce reportage d’un certain Jean Claude Defossé en 1989.

La débrouille

En 1974, on voulait déjà dénoncer les problèmes dans l’enseignement et le manque de moyens pour les professeurs. C’est dans ce reportage presque poétique tourné entre Liège et Bruxelles, que l’on se rend compte qu’à l’époque déjà, il fallait faire preuve d’imagination pour offrir aux plus petits un enseignement digne de ce nom.

Faire connaissance

Le passage de la maternelle à l’école primaire, un moment très important dans le parcours scolaire que même les plus anciens ont encore en mémoire. En 1976, c’est ce transfert si redouté qui est au cœur d’un reportage du journal télévisé de la RTBF. Une journée avec peu de leçons mais bien des présentations. Apprendre à connaître sa nouvelle maîtresse, à découvrir son instituteur et à connaître ses petits camarades. Un moment tellement stressant qu’on en oublie le prénom de ses parents...

Les parents toujours présents

Un point commun de toutes ces images de rentrée : les parents accompagnant leurs enfants. Les papas mais surtout les mamans, toujours aux côtés des petits pour cette première journée. On le voit dans ce reportage de 1969, les mamans accompagnent les enfants jusqu’à la porte de l’école, que ce soit en ville ou dans les plus petits villages. Des parents qui devraient aussi guider l’instituteur afin de lui apprendre à mieux connaître les enfants, si l’on en croit le professeur interrogé.

Des souvenirs enregistrés

Comme expliqué en introduction, les rentrées d’antan n’étaient pas si différentes des rentrées d’aujourd’hui. Ce constat est partagé dans ce reportage assez récent qui compile la plupart des vidéos ci-dessus. L’angoisse d’une rentrée se traduit souvent par les pleurs des plus petits. Un moment souvent immortalisé par les parents eux-mêmes. Aujourd’hui avec un smartphone, hier avec une caméra digne de "l’école des fans".

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