Archéologie : la Grand-Place de Bruxelles passée au scanner

Archéologie : la Grand-place de Bruxelles passée au scanner
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Archéologie : la Grand-place de Bruxelles passée au scanner - © Tous droits réservés

Qu'y a-t-il sous la Grand-Place de Bruxelles? Que disent les différentes couches sous-terraines de l'histoire de la Grand-Place ?

Une équipe d’archéologues de l’ULB tente de répondre à ces questions en scannant la Grand-Place et sept rues avoisinantes cette semaine. Ils utilisent des technologies pointues qui permettent de comprendre le sous-sol sans desceller un seul pavé :

"Ce que vous voyez là, nous explique François Blary, professeur d’archéologie du Moyen-âge à l’ULB, ça s’appelle un Mp3, c’est un prototype totalement inédit qui permet de faire de la prospection électrostatique, c’est une première mondiale !"

L’autre technologie utilisée est un radar-sol "assez rare sur le continent européen. On a donc l’appui d’une équipe d’archéologues italiens".

  On va pouvoir cartographier le passé 

Ces machines balayent la Grand-Place de Bruxelles, dans le but d’en fournir des images d’une grande netteté. "La présence d’un mur, d’un fossé, d’une fontaine, d’une canalisation, d’un passage secret pour fuir l’hôtel de ville en cas de nécessité, ..." . D’ici septembre, les archéologues espèrent disposer d’une carte en 3D. "Cette carte devrait nous permettre de mieux comprendre l’évolution topographique de la Grand-place de Bruxelles. On va pouvoir cartographier le passé".

Une prospection en surface qui évite des destructions irréversibles

"Si on voulait l’étudier archéologiquement comme on a l’habitude de le faire, en fouillant, vu les surfaces, on n’aura jamais ni le financement, ni le temps nécessaire pour étudier l’ensemble de ces strates et donc, on serait obligés de faire des choix cornéliens qui seraient des choix du 21ème siècle qu’on nous reprocherait dans le futur ".

En optant pour les techniques géophysiques, l’équipe de François Blary préserve donc des éléments qui pourront peut-être révéler d’autres bouts d’histoire dans un siècle.

François Blary espère que cette cartographie permettra de comprendre l’évolution et la dynamique de la ville entre le moment où elle est apparue au 11ème siècle et la construction des bâtiments que l’on voit actuellement.  

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