Après Uber, Couchsurfing et Airbnb dans le collimateur des autorités

Les sites comme Couchsurfing ou Airbnb permettent, de façon gratuite pour le premier ou rémunérée pour le second, d'offrir une chambre à un visiteur.
Les sites comme Couchsurfing ou Airbnb permettent, de façon gratuite pour le premier ou rémunérée pour le second, d'offrir une chambre à un visiteur. - © Archive MAXPPP PHILLIPE BATAILLE - BELGA

La Région flamande adressera une lettre à toutes les personnes qui mettent une chambre à disposition des touristes, via des sites tels que couchsurfing.org et airbnb.com, afin de leur rappeler leurs obligations, selon Het Gazet Van Antwerpen. Elles risquent une amende de 250 euros si elles n'y donnent pas suite.

Cette démarche est rendue publique alors qu'une polémique fait rage autour d'Uber, une application mettant en contact, de façon similaire, des automobilistes avec des passagers.

Les sites comme Couchsurfing ou Airbnb permettent, de façon gratuite pour le premier ou rémunérée pour le second, d'offrir une chambre à un visiteur. Ils ont connu une forte croissance ces dernières années dans le monde, au point d'indisposer le secteur hôtelier et d'amener les pouvoirs publics à réagir.

Les autorités touristiques flamandes entendent ainsi rappeler qu'il est obligatoire de s'inscrire auprès d'elles et de respecter un certain nombre de normes (signalisation d'évacuation, extincteur, etc.). Les loueurs recevront une lettre, ainsi qu'un délai pour se mettre en règle, sous peine de se voir infliger une amende.

Campagne

Cette initiative intervient en pleine polémique autour de la société de taxis partagés Uber, dont un tribunal bruxellois a ordonné la cessation des activités. La commissaire européenne à l'Agenda numérique Neelie Kroes a vivement condamné cette décision et mène une campagne pour empêcher cette interdiction, au grand dam de la ministre bruxelloise Brigitte Grouwels.

Neelie Kroes semble également s'intéresser au logement partagé. Interrogée sur Twitter vendredi, elle dit vouloir s'intéresser au sujet.

Le ministre flamand du tourisme, Geert Bourgeois, s'est empressé de souligner, sur le réseau social, que les deux dossiers étaient distincts. "Pour la location commerciale de deux chambres maximum, une notification suffit. Il n'est pas nécessaire d'obtenir une autorisation", souligne-t-il. Les règles en matière d'incendie visent à assurer la sécurité, mais aussi une concurrence équitable avec le secteur hôtelier, précise le ministre.

Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK