Après le comité de concertation, grogne et incompréhension dans l'enseignement

La réunion du comité de concertation de ce vendredi continue à susciter des réactions d’incompréhension et des critiques chez les acteurs de l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ainsi Julien Nicaise, administrateur général du réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement, se dit surpris par la position du fédéral qui renvoie "la patate chaude" aux entités fédérées.

"Je suis surpris par ce renvoi vers les acteurs de l’enseignement et les entités fédérées de devoir présenter de nouvelles mesures et un nouveau plan spécifique pour les écoles. Je me demande ce qu’on pourrait faire de plus que tout ce qu’on a mis en place depuis un an dans les établissements scolaires ! Nous avons été exemplaires à tous les niveaux de la crise. Nous nous sommes adaptés à tous les changements. On ne peut pas venir nous faire des reproches ni nous faire porter une certaine responsabilité ! C’est inquiétant, je trouve !"

Les écoles ne peuvent en faire beaucoup plus

Même son de cloche chez Etienne Michel, président du Segec, le secrétariat général de l’Enseignement catholique : "Il n’y a pas aujourd’hui de nécessité de fermer les écoles de manière systématique. Il y a des écoles où il y a des cas particuliers et des mesures sont prises mais c’est géré sur le plan local et nous ne demandons de fermeture générale. Mais je ne vois pas bien ce qu’on peut faire de plus à part rappeler les mesures de distanciation sociale."

Julien Nicaise précise : "Nous aurons un contact dès lundi matin mais je ne vois pas ce qu’on peut faire de plus. Nous avons un tracing très performant. Nous réagissons de manière très rapide au cas par cas dès qu’un cas se présente. On a aussi mis en place une série de testings sur le personnel et là aussi ça fonctionne plutôt bien néanmoins, les enseignants sont 120.000 en Fédération Wallonie-Bruxelles, dans 3000 établissements différents. Si on doit tester tout le monde une à deux fois par mois, c’est d’une lourdeur voire impossible à réaliser".

Une idée: la vaccination

"On sait qu’il se passe quelque chose dans nos écoles. Les enquêtes montrent que les écoles sont un lieu de diffusion du virus en particulier dans le fondamental. On observe d’ailleurs qu’après chaque période vacances, l’absentéisme des enseignants augmente plus vite dans le fondamental que dans le secondaire et ça s’explique par le fait que dans le secondaire, le port du masque est systématique, pas dans le fondamental et donc imposer le port du masque apparaît comme une vraie solution", note Etienne Michel.

Julien Nicaise : "On voit bien l’augmentation des cas depuis deux semaines dans les écoles et donc on accepte de reporter la rentrée en full-time présentiel des 3 et 4e secondaires. Le masque arrive pour les 5 et 6e, il n’y a jamais eu de consensus scientifique mais bon, si c’est une mesure qui doit être prise, prenons-la… Mais la vraie solution, c’est la vaccination des enseignants et là on manque de perspectives."

Pour rappel, certains experts avaient préconisé la fermeture des établissements scolaires avant les vacances de Pâques, en raison de l’augmentation des cas de contamination chez les élèves et les enseignants et en raison du nombre important d’élèves et de membres du personnel en quarantaine. Ce ne sera pas le cas.

En revanche, les Communautés sont chargées de trouver des solutions pour endiguer l’augmentation des foyers de contamination dans les écoles.

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