Apprenez à détecter les signaux d'alarme du cancer

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Les Belges connaissent peu ou pas les signaux d'alarme du cancer, indique une enquête commandée par la Fondation contre le cancer et réalisée auprès d'un panel représentatif de la population. Pourtant, prévenir le cancer, c'est possible.

A l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer qui a lieu ce jeudi, la Fondation contre le cancer lance la campagne "Ecoutez ce que dit votre corps". Celle-ci énonce les dix signaux d'alarme du cancer qui peuvent permettre de poser plus rapidement un diagnostic et d'augmenter ainsi les chances de guérison.

Selon l'enquête, 6 personnes sur 10 estiment qu'une modification du sein est un signal possible de cancer. Seules 2 personnes sur 10 pensent qu'une modification des selles en est un également.

Les trois premiers signaux d'alarme du cancer sont un enrouement ou une toux persistante (surtout chez les fumeurs et anciens fumeurs), des difficultés à avaler (davantage chez les personnes qui fument et qui boivent de l'alcool) et une modification chronique du transit intestinal (constipation, diarrhée ou alternance des deux).

Selon la Fondation, il convient de se rendre à temps chez son médecin si l'un des symptômes repris dans la liste se répète ou persiste plus de deux semaines.

En moyenne, 1 femme sur 4 et 1 homme sur 3 seront confrontés au cancer durant leur vie.

"Prévenir le cancer, c'est possible"

Le cancer est la première cause de mortalité dans le monde, avec chaque année plus de 12 millions de nouveaux cas et 7,6 millions de décès, rappelle l'UICC l'Union internationale contre le Cancer .

Cependant 40% des cancers peuvent être évités par "des mesures simples" : arrêter le tabac, limiter la consommation d'alcool, éviter trop d'exposition au soleil, garder un poids moyen en se nourrissant sainement et en faisant de l'exercice, et enfin se protéger contre les infections qui peuvent évoluer en cancer.

Selon l'UICC, 20% des cancers diagnostiqués chaque année peuvent en effet être attribués à des infections virales ou bactériennes, comme celles provoquées par le papillomavirus (qui peut dégénérer en cancer du col de l'utérus), les virus de l'hépatite B ou C (qui peuvent mener au cancer du foie), le virus Epstein-Barr, qui peut conduire au lymphome de Burkitt, l'helicobacter pylori, une bactérie en lien avec le cancer de l'estomac...

Les taux d'incidence des cancers liés à une infection sont particulièrement élevés dans les pays à faible revenu (26% contre 8% dans les pays à revenus élevés). 80% des décès dus au cancer du col de l'utérus interviennent dans les pays en développement.

Globalement d'ailleurs ces pays sont particulièrement atteints, puisqu'ils comptent plus de la moitié des nouveaux cas et plus de 60% des décès de cancer, avec un accès aux soins et à la prévention très limité. Le taux de survie pour un cancer du sein est de 12% en Gambie contre 80% en Corée du sud.

 

Belga et AFP

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