Appel Buizingen : le premier juge n'a pas suffisamment motivé sa décision, plaide l'avocat d'Infrabel

La catastrophe de Buizingen a eu lieu en 2010
La catastrophe de Buizingen a eu lieu en 2010 - © JULIEN WARNAND - BELGAIMAGE

Le juge du tribunal de police a imputé à Infrabel des fautes, qui ont conduit à la catastrophe ferroviaire de Buizingen, sans motiver suffisamment sa décision, selon Me Laurent Kennes, l'un des avocats d'Infrabel, qui a plaidé mercredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Infrabel, gestionnaire du réseau ferroviaire belge, a fait appel du jugement du tribunal de police rendu en décembre 2019 qui l'avait condamnnée à une amende pénale de 550.000 euros.

"L'une des fautes reprochées à infrabel est un défaut de coordination avec la SNCB concernant la mise en place du sytème de freinage d'urgrence TBL1+. On sous-entend qu'ils n'en ont jamais discuté. On affirme ça comme une certitude, or ça ne repose sur rien. La SNCB était parfaitement informée", a plaidé Me Laurent Kennes.

"On fait aussi le reproche à Infrabel du manque d'investissement massif, sans aucune motivation. Quant au problème de croisement des trains [qui empêche de placer les aiguillages en position de sécurité], les experts n'en parlent pas, la commission d'enquête parlementaire sur l'accident n'en parle pas, seul le tribunal de police parle de 'choix désastreux'", a exposé le pénaliste.

"Concernant le système de communication IOT [qui permet un rappel du signalement via une communication entre le superviseur et le conducteur du train], je rappelle qu'il a été enlevé [en raison de travaux sur les voies] en 1997 et qu'Infrabel n'a été créée qu'en 2005", a poursuivi Me Kennes.

"Il n'y avait pas de défaillance du réseau. L'infrastructure n'est pas la cause de l'accident", a plaidé l'avocat.

Journal télévisé 17/11/2020

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