Apollo 11: que cachaient ces "bîîîp" lors des communications avec les astronautes?

Les antennes paraboliques géantes situées en Californie, en Espagne et en Australie étaient pointées en permanence vers le vaisseau spatial (illustration).
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Les antennes paraboliques géantes situées en Californie, en Espagne et en Australie étaient pointées en permanence vers le vaisseau spatial (illustration). - © Christian Barrette - FLICKR

Il y a 50 ans, Apollo 11 fonce vers la Lune. Et dès les premiers jours de ce vol historique, des images parviennent sur les télévisions. Mais l’événement se vit surtout à la radio avec la retransmission des conversations entre l’équipage et le centre de contrôle de Houston. Des conversations entrecoupées par un inoubliable "bîîîp", devenu la signature sonore du programme Apollo. Il retentit à chaque fois que le centre de contrôle de Houston s’adresse à l’équipage.

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Ce fameux "bîîîp" commande en fait l’ouverture des lignes téléphoniques spéciales qui partent du Texas et relient les antennes paraboliques géantes situées en Californie, en Espagne et en Australie. Des antennes pointées en permanence vers le vaisseau spatial. Le bîîîp de l’espace s’appelle en anglais "Quindar Tones", du nom de son créateur, le fabricant de composants électroniques Quindar Electronics, Inc.

Un "bîîîp" peut en cacher un autre…

Il y a, en fait, deux "bîîîp" : un pour l’ouverture de la ligne à la fréquence de 2525 Hz et l’autre à la fréquence de 2475 Hz refermant cette ligne. Une seule personne manipule l’interrupteur. C’est le "capsule communicator", un astronaute présent à Houston et qui est l’unique interlocuteur de l’équipage. Quelqu’un qui connaît bien ses collègues en route vers la Lune et qui parle exactement le même langage qu’eux.

Un énorme dispositif

Pour assurer une couverture permanente entre la terre et Apollo 11, la Nasa maintient en outre dans les airs toute une flotte de Boeing EC-135 bourrée d’électronique. Des avions dont le nez énorme les rend immédiatement reconnaissables.

Le Quindar Tone apparaît au début des années 50 avec le programme Mercury. Le "bîîîp" de l’espace résonnera longtemps puisqu’il sera encore utilisé durant l’ère de la Navette spatiale.

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