Delhaize: une femme attaquée à l'acide, le groupe menacé depuis des mois

Delhaize a reçu des menaces d'attaques à l'acide, une femme a été blessée. Voici une photo de l'impression d'une des lettres de menaces transmises à Belga.
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Delhaize a reçu des menaces d'attaques à l'acide, une femme a été blessée. Voici une photo de l'impression d'une des lettres de menaces transmises à Belga. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

La chaîne de supermarchés Delhaize avait reçu en décembre dernier deux lettres de menaces via e-mail, lesquelles évoquaient des attaques à l'acide contre des clients. Ces mails avaient également été transmis à l'agence Belga. Vendredi matin, une femme de ménage de 52 ans a été agressée à l'acide devant un magasin de la chaîne à Anvers. Le pronostic vital est engagé pour la victime.

Les faits se sont déroulés à 7h30 dans le hall d'entrée du supermarché. Une femme de ménage, qui s'apprêtait à prendre son service dans un supermarché Delhaize du Centre commercial Zuid à Anvers, a été attaquée à l'acide. Elle a été grièvement brûlée et blessée. Ses jours sont en danger.

L'auteur des faits effectuait un chantage auprès de Delhaize depuis des mois

Un homme aperçu sur les images de vidéo-surveillance est suspecté d’être l’auteur de l’attaque. Il a notamment été aperçu sur les images d'une banque de Linkebeek mais également à Binche et à La Louvière. Ce dernier n’est toujours pas identifié. Selon le parquet fédéral, il effectuait un chantage auprès de Delhaize depuis des mois afin de soutirer de l’argent au groupe.

Toujours selon les premières informations communiquées par les autorités judiciaires, Delhaize, ainsi que l'Agence Belga, avaient au mois de décembre reçu des mails de menaces d'attaques à l'acide contre ses clients. Les messages étaient rédigés en anglais. "Vous pouvez imaginer le coût social et financier si cinq personnes se voyaient asperger de l'acide en plein visage", y était-il écrit. 

L'affaire est entre les mains d'un juge d'instruction bruxellois. Le groupe collabore depuis le début de l'enquête a confirmé le parquet lors de sa conférence de presse de ce vendredi soir.

"Une femme et deux enfants" ciblés à Charleroi

Dix jours plus tard, un nouvel e-mail provenant du même expéditeur évoquait "trois nouvelles cibles à Charleroi, une femme et deux enfants". L'expéditeur demandait d'"upgrader les cartes au niveau premium", sans qu'il soit vraiment évident de savoir ce qu'il voulait dire par là. L'agence Belga a transmis les mails à la police judiciaire fédérale qui a demandé de ne pas faire mention de ces courriers afin de ne pas entraver l'enquête.

"Belga a scrupuleusement respecté cette demande. Mais puisque les faits de ce vendredi matin ont peut-être un lien avec ces mails de menace, il nous a semblé nécessaire désormais d'en faire état", a précisé Hans Vandendriessche, rédacteur en chef de l'agence de presse belge.

Pas de commentaire de la part de Delhaize

La VRT a indiqué que le parquet fédéral menait l'enquête sur l'agression de ce vendredi mais cette affirmation a été démentie par un porte-parole. Ni le parquet d'Anvers ni celui de Bruxelles n'ont souhaité faire de commentaires. Une enquête avait déjà été ouverte auprès du parquet de Bruxelles à propos des lettres de menaces reçues par Delhaize. Si les faits d'Anvers étaient ajoutés au dossier ouvert à Bruxelles, cela indiquerait qu'il pourrait y avoir un lien entre les deux affaires.

Delhaize ne souhaite pour sa part faire aucun commentaire. L'entreprise renforcera, au cours des deux prochaines semaines, la surveillance autour du magasin anversois visé par l'attaque de vendredi. Début décembre, il y avait eu un incident dans un magasin Delhaize à Deurne. Un enfant avait été blessé à l'oeil avec un tournevis et on avait craint pour ses jours. Un suspect de 52 ans avait rapidement reconnu les faits. Au moment où la lettre de menace évoquant Charleroi était arrivée à Belga, l'homme était déjà sous mandat d'arrêt.

RTBF avec Belga

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