Antarctique: nouvel indice sur la hausse du niveau des mers

Un glacier de l'Antarctique grand comme la France, en train de fondre sous l'effet du réchauffement climatique, flotte davantage sur l'océan que ce que pensaient jusque là les scientifiques, aggravant les risques de hausse du niveau des mers, ont dit mardi des chercheurs.

Le glacier Totten, dans l'est de l'Antarctique, est l'un des plus grands glaciers du continent blanc. Comme d'autres calottes glaciaires, il est surveillé de près car susceptible de libérer des quantités énormes d'eau, menaçant les centaines de millions d'humains vivant en zones côtières.

Une partie du glacier repose sur le substrat rocheux et l'autre se répand à la surface de l'eau, où elle flotte. Cette dernière partie, la barrière de glace, est plus vaste que ce qu'estimaient jusqu'alors les spécialistes.

Dans le cadre du Programme Antarctique australien, des chercheurs emmenés par le glaciologue Ben Galton-Fenzi, dont des scientifiques de la Division australienne de l'Antarctique et de la Central Washington University, ont passé l'été à étudier le Totten.

Des études récentes ont déjà montré que le glacier était érodé par en-dessous via des canaux apportant de l'eau de mer chaude. Au fil de l'érosion, la proportion du glacier flottant sur l'eau augmente, accélérant la vitesse de la désintégration.

Vues du continent Antarctique, depuis la terre ferme:

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