Amnesty International enfourche son vélo contre la peine de mort

En 2015, Madagascar, Fidji et Surinam ont aboli officiellement la peine de mort.
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En 2015, Madagascar, Fidji et Surinam ont aboli officiellement la peine de mort. - © BAS BOGAERTS - BELGA (Archive)

Une dizaine de militants ont enfourché leur vélo samedi à 11h00 à Bruxelles et font le tour des ambassades de pays où la peine de mort est toujours en vigueur: Chine, Iran, Irak, Arabie saoudite, Etats-Unis, Egypte, Pakistan et Japon. L'ONG, qui organise cette manifestation cycliste, espère que la tendance à la baisse du nombre d'exécutions dans le monde se poursuivra.

En 2015, Madagascar, Fidji et Surinam ont aboli officiellement la peine de mort. Aucune exécution n'avait toutefois été effectuée dans ces pays depuis plus de 10 ans. Actuellement, la Corée su Sud, le Burkina faso et la Mongolie ont entamé une procédure visant à l'abolition.

Néanmoins, l'évolution vers un monde sans peine de mort n'est pas à l'ordre du jour. En Indonésie, la première exécution depuis 2013 a été enregistrée. Six personnes ont été tuées par peloton d'exécution dans une affaire de drogue. L'Egypte et le Pakistan appliquent également à nouveau la peine de mort.

"La journée internationale contre la peine de mort est une occasion idéale pour attirer l'attention sur le fait que la peine de mort est une sanction cruelle et inhumaine. Il reste toujours un risque qu'une personne innocente soit exécutée car aucun système judiciaire n'est infaillible", a déclaré Lore Van Welden d'Amnesty International Vlaanderen. "La peine de mort n'est pas un bon moyen de dissuasion contre la criminalité. Cela n'a jamais été démontré."

Durant l'action de samedi, un militant a écrit sur une cagoule de condamné le nombre d'exécutions enregistrées cette année. La Chine détient encore la première place des pays où l'on exécute le plus, devant l'Iran et l'Arabie saoudite.

 

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