Amnesty déploie une dessin géant devant Apple pour dénoncer le travail des enfants

Amnesty déploie une dessin géant devant Apple pour dénoncer le travail des enfants
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Amnesty déploie une dessin géant devant Apple pour dénoncer le travail des enfants - © Amnesty

A la veille de la journée mondiale contre le travail des enfants, Amnesty International a déployé samedi, entre 10H00 et 12H00, sur le trottoir devant l'Apple store de l'avenue de la Toison d'Or à Ixelles, un dessin trompe l'oeil en 3D de l'artiste argentin Eduardo Relero. Cette action vise à dénoncer le manque de contrôle de l'ensemble des grandes entreprises high­tech sur la provenance du cobalt qu'elles utilisent pour les batteries de leurs appareils. Il est extrait à environ 50% en République démocratique du Congo (RDC) dans des conditions inhumaines, notamment par des enfants d'à peine 7 ans, selon Amnesty.

Le dessin représente des enfants creusant un sol rougeâtre pour en extraire des iPhones. Il est imprimé sur une bâche de 6,7 mètres sur 4,5 mètres. De nombreux passants se sont montrés sensibilisés. Amnesty International a organisé des actions similaires au Canada, à Prague, à Paris et à Madrid.

Le rapport d'Amnesty International intitulé "Voilà pourquoi on meurt" a révélé il y a quelques mois que de grandes marques électroniques n'effectuent pas les contrôles élémentaires. Une pétition en ligne sur le site d'Amnesty lancée en avril dernier propose d'interpeller les fabricants de smartphones et tablettes afin de leur demander d'être transparents quant à leur chaîne de production et d'examiner si les droits humains sont respectés. Elle a déjà collecté près de 10.000 signatures en Belgique francophone.

"Les enfants peuvent passer entre 12 et 24 heures à travailler pour 1 à 2 dollars par jour", rapporte Sarah Goffin, responsable de campagnes à la section belge francophone d'Amnesty international. "Ils n'ont aucune protection, pas même en rapport avec les produits utilisés, ce qui provoque des maladies pulmonaires et de la peau".

Montserrat Carreras, chargée de plaidoyer pour Amnesty international, ajoute qu'il n'y a pas de soutènement dans les mines et que les travailleurs meurent sous les décombres. "Il n'y a pas de sanction prévue, car il n'y a pas de système juridiquement contraignant pour les entreprises. Nous demandons à Apple, Samsung et autres d'enquêter de manière proactive, notamment sur le groupe chinois Huayou Cobalt actif en RDC. Comme les entreprises ne prennent pas pour l'instant leurs responsabilités en matière de droits humains, nous demandons aux États et à l'Union européenne d'imposer des mécanismes juridiquement contraignants", indique-t-elle enfin.

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