Amin Maalouf: "Le printemps arabe est une occasion perdue"

L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf était ce samedi 23 avril l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir sur La Première. Auteur de nombreux romans et essais, dont "Les identités meurtrières", il s’exprime sur l’évolution politique et sociale du monde arabe, la crise des réfugiés et les attentats terroristes.

Originaire du Liban où cohabitent de nombreuses communautés, Amin Maalouf parle du vivre ensemble, "un art difficile", dit-il.

"Il faut peut-être un nouveau contrat social où chacun puisse se sentir partie prenante dans la société, qu’il ait envie de défendre ses valeurs et sa sécurité."

Une vision pessimiste de l’avenir

À propos du monde arabe, l’académicien est pessimiste : "Il est dans une crise profonde, affirme-t-il. Des sociétés entières sont effondrées socialement, politiquement et intellectuellement. Le printemps arabe est une occasion perdue qui ne se représentera pas de sitôt. Et malheureusement cette évolution ne semble pas devoir se terminer".

 

L'interview d’Amin Maalouf a été réalisée par Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef au journal Le Soir, Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’information à la RTBF, et Jacques Crémers, chef de rédaction de La Première/RTBF.

Amin Maalouf vient de publier "Un fauteuil sur la Seine", paru aux éditions Grasset. Il y rend hommage aux dix-huit personnalités qui l’ont précédé dans le 29ème fauteuil de l’Académie française depuis 1634, durant quatre siècles d’histoire de France.

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