Amélie Nothomb intronisée "entre stupeur et tremblements" à l'Académie royale de Belgique

La célèbre romancière belge a été intronisée membre de l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique. La Bruxelloise d'origine de 49 ans avait du mal à cacher son émotion lors de son discours d’intronisation.

"C'est un stress considérable, j'ai pleuré d'angoisse, et ce n'est pas une métaphore. nous a-t-elle confié. Comme tous les cadeaux c'est à double tranchant : c'est bien sûr un plaisir magnifique, mais il faut être à la hauteur d'un tel honneur et ne pas décevoir. Et ne pas décevoir, c'est l'angoisse de ma vie"

Amélie Nothomb succède à Simon Leys, qui lui-même a pris place au fauteuil 26 après Georges Simenon. "L'idée d'Amélie Nothomb est arrivée tout de suite. explique Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l'Académie. Elle a parlé de Simon Leys dans un de ses livres, l'a connue étant petite. Cela s'est vraiment imposé et ça a été un raz-de-marée."

Amélie Nothomb est une des auteur(e)s francophones les plus lues au monde, avec ses 24 romans qui sont quasi tous des best-sellers. "Je pense que c'est un excellent choix, déclare Eric Brogniet, poète et membre de l'académie. On a là des auteurs qui permettent de revoir l'image que l'on se faisait de l'institution. La jeunesse et l'originalité sont de mise."

Outre Amélie Nothomb, l'Académie a également accueilli Georges Kleiber, chercheur français en linguistique.

L'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique compte 40 membres, soit 30 Belges et 10 étrangers. Cette institution a été fondée en 1920 par Jules Destrée, alors ministre des Sciences et des Arts. Elle propose différentes publications, émet des avis et décerne des prix littéraires. Elle compte notamment parmi ses membres les écrivains Pierre Mertens, Gabriel Ringlet, Eric-Emmanuel Schmitt ou encore Jean-Philippe Toussaint.

Contrairement à sa grande sœur l'Académie française, elle est composée d'auteurs et philologues belges et étrangers, et est ouverte aux femmes depuis sa création. En France, il a fallu attendre 1981 et l'intronisation de Marguerite Yourcenar pour voir une femme devenir membre académicienne.

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