Alzheimer touche plus de 200 000 Belges: quel espoir pour les malades et leur famille?

Le centre hospitalier psychiatrique « Chêne aux Haies » de Mons
Le centre hospitalier psychiatrique « Chêne aux Haies » de Mons - © Tous droits réservés

Ce jeudi 21 septembre, c’est la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. L’occasion de se pencher sur cette maladie qui touche des milliers de Belges. Chez nous, on estime qu’il y aurait plus de 200 000 personnes atteintes de la maladie ou d’un trouble apparenté. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la démence touche plus de 47 millions de personnes et ce chiffre pourrait être multiplié par trois d’ici 2050. 

Le centre hospitalier psychiatrique "Chêne aux Haies" de Mons, propose aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer de passer quelques jours par semaine à l’hôpital de jour "Ravel".

Une fois le diagnostic posé

Un carillon de porte prévient le personnel de l’arrivée d’un visiteur. À l’entrée, se trouve un local occupé par des patients en cercle. "Nous sommes en atelier actualité. On parcourt différents articles et puis on pose des questions. Le but est de faire travailler la mémoire, d’être dans le présent, dans la vie… c’est important", nous dit Françoise, la coordinatrice et infirmière de cet hôpital de jour.

La structure peut accueillir 16 patients. Ils viennent suite aux recommandations du neurologue, qui a préalablement réalisé un test neuropsychologique. Françoise précise : "Ils ne sont pas tous atteints de la maladie d’Alzheimer, il y a d’autres pathologies, mais qui vont toutes vers la démence".

L’objectif est clair : retarder au maximum la perte d’autonomie

Lorsque l’on demande à Françoise le but d’un tel centre, elle répond d’une traite : "Le but, c’est qu’ils puissent rester le plus longtemps possible chez eux et retarder le départ vers une maison de repos".

Une patiente accepte de se confier à notre micro. Aurore a 76 ans. Elle vient ici trois fois par semaine. Lorsque nous lui demandons la raison de sa présence dans l’hôpital de jour, elle répond émue : "J’ai des troubles de mémoire et tout ça… J’oublie certaines choses… J’ai des médicaments qui peuvent m’aider… Je suis triste d’avoir ça, mais on ne sait rien y faire. Il faudrait que l’on trouve un traitement, mais pour l’instant on n’a rien trouvé. Venir ici me fait du bien, parce que je vois des gens. Je suis veuve et seule dans mon appartement et ça me déprime".

Au-delà des exercices cognitifs, cette structure propose aussi des soins infirmiers, du sport, des massages, etc.

Y aura-t-il suffisamment de places à l’avenir ?

L’accueil de jour se présente sous différentes formules, nous rappelle Sabine Henry, présidente de la Ligue Alzheimer. Il existe aussi des initiatives de certaines communes.

Ces structures sont bénéfiques pour les malades, mais aussi pour les aidants proches. Cela leur permet de souffler un peu… Et dans certains cas, de démystifier un futur déménagement vers une maison de repos. Elles permettent aussi d’éviter de devoir quitter son lieu de vie. Cela est bien souvent vécu comme un déchirement.

Hélas, leur nombre est insuffisant, notamment en milieu urbain. Un besoin qui devrait se faire encore plus criant dans les années à venir.

Que peut faire la médecine pour les personnes atteintes d'Alzheimer ?

Écoutez ci-dessous les explications de José-Antonio Elosegi, neurologue et chef de service à la clinique de la mémoire à l'hôpital Ambroise Paré.

Où en est la recherche sur la maladie d'Alzheimer ?

Peut-on réellement imaginer soigner cette maladie ? Laurence Ris, enseignante et chercheuse à l'université de Mons en faculté de médecine base ses recherches sur le cerveau en général et ses dysfonctionnements. Écoutez ses explications dans le son ci-dessous.

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