Alison Van Uytvanck, la nouvelle étoile du tennis belge

Alison Van Uytvanck.
Alison Van Uytvanck. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Elle n'avait encore jamais gagné un match à Roland Garros. Elle en a désormais remporté quatre à la suite. Ce mercredi, à 14 heures, Alison Van Uytvanck va jouer son quart de finale. Une Belge n'était plus arrivée à ce stade du tournoi parisien depuis Justine Henin en 2007. La semaine prochaine, la nouvelle étoile du tennis belge intégrera le top 50 mondial.

Elle l'avoue, elle était un peu nerveuse en entrant pour la première fois sur le court central de Roland Garros. Un premier rêve qui se réalise pour la joueuse de 21 ans qui a frappé ses premières balles à Vilvorde, au Park Tennis Club. À cinq ans, elle accompagne alors ses deux grands frères, Sean et Brett.

Sa professeure de l'époque est une ancienne championne, Daphnée Vande Zande. Elle se souvient d'une enfant qui avait beaucoup de talent. "Elle savait faire tourner la balle, la prendre plus tôt. C'était un garçon manqué."

La fille est douée donc, mais ses parents ne la poussent pas outre mesure. Elle vient jouer quelque fois par semaine. Repérée suite à ses résultats, elle intégrera l'Académie des Sports en Flandre, mais l'expérience se révèlera négative. Elle retourne alors jouer dans le Brabant flamand, évoluant à l'écart de la pouponnière de champions officielle. Son mentor s'appelle Alexandre Katsnelson, surnommé Sacha.

"Je veux devenir numéro 1 mondiale"

Dix-neuvième joueuse mondiale chez les Juniors en 2011, elle fait rapidement ses preuves dans les tableaux principaux. À son compteur, 9 titres dans des tournois mineurs ITF et un sacre sur le circuit principal WTA, à Taipei en 2013. Ce quart de finale à Roland Garros est à ce jour le meilleur résultat de sa carrière. En attendant mieux : "Je veux devenir numéro 1 mondiale", avoue la jeune femme, qui a su dompter sa timidité pour se libérer sur les terrains.

Les matchs terminés, la joueuse confie, sur son site, qu'elle aime aller au cinéma voir des films romantiques, boire un verre avec ses amies et bavarder. Souvent en déplacement à l'étranger, elle prend du plaisir à retrouver son cocker "Jenna".

Quadrilingue, diplômée du secondaire, elle a décidé de se consacrer à sa carrière de tenniswoman. Avec succès donc. La nouvelle étoile du tennis belge devrait encore briller de longues années.

Frédéric Gersdorff

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