Alain Hubert conteste la propriété de la station polaire à l'Etat belge

La Fondation polaire s'estime seule propriétaire de la base belge en Antarctique. Le gouvernement n'est pas du tout de cet avis et estime avoir rempli ses obligations.

La station polaire Princess Elisabeth est un très beau, un très ambitieux projet. Né d'un partenariat-public-privé. Le privé a dépensé beaucoup mais l'Etat belge aussi.  La station a coûté 22 millions d'euros et ses frais de fonctionnement annuels sont de 3 millions.

En 2009, Alain Hubert pour la fondation polaire internationale et l'Etat Belge signent un protocole d'accord, soit un contrat en vertu duquel l'Etat devient propriétaire de la station. L'Etat doit respecter des conditions, payer l'entretien de la station les charges et les missions scientifiques.

Rien ne va plus

Ce 22 avril dernier la Fondation Polaire estime que l'Etat ne remplit ses obligations. Ce courrier est consultable en annexe de cet article. Selon la Fondation polaire, "certaines conditions ne sont pas remplies (…) nus vous  informons que le Protocole est résolu". Autrement dit, le contrat de 2009 n'existe plus. Et le courrier enchaîne: "En conséquence, l’IPF reste pleinement propriétaire de la station 'Princess Elisabeth'".

Le gouvernement n’est pas d’accord et trouve le courrier injuste, imprécis et contradictoire car, d’une part, la Fondation polaire tue une convention et, d’autre part, elle appelle le gouvernement à négocier un meilleur fonctionnement.

Pour la Fondation polaire, ce courrier est avertissement. Sauf que, juridiquement,  il y a bien rupture de contrat. L'Etat devrait en principe contre-attaquer devant le tribunal de première instance.  Et pourtant des deux côtés on parle avant tout de dialogue. Drôle de manière de négocier…

Chaque partie convient que le système actuel dysfonctionne, l’accord de gouvernement prévoit d’ailleurs une remise à plat du dossier antarctique et du fonctionnement de la station "Princess Elisabeth".

Conflit d'intérêt dans le chef d'Alain Hubert?

En clair, aujourd’hui, la gestion est un partenariat public privé dans lequel le secrétariat polaire joue le donneur d’ordre en lieu et place de l’administration et où la Fondation polaire est l’opérateur sur le terrain. Alain Hubert se retrouve d’ailleurs dans les deux organisations. Ce qui n’est pas sans poser question.

Enfin, dans ce dossier complexe, différentes sources nous parlent d'un sérieux problème avec la personnalité à la base du projet, Alain Hubert, et de ses possibles conflits d'intérêts. Quoi qu'il en soit la Fondation polaire est presque en cessation de payement.

Le gouvernement sera amené à se prononcer et se positionner dans les prochaines semaines. Les deux parties sont en tout cas d’accord sur un point le système actuel dysfonctionne. Désormais, rien ne va plus et il faut réagir vite.

Baudouin Remy

 

 

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