Aide informelle: les coûts sur la santé des aidants proches

Aide informelle: les coûts sur la santé physique et mentale des aidants proches
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Près d’un Belge sur dix peut être considéré comme un aidant proche. Soit 860 000 personnes qui régulièrement prodiguent des soins à un membre de la famille ou en dehors du cercle familial. Ces chiffres ressortent d’une étude de l’Institut scientifique de santé publique. En analysant ces chiffres, l’institut va plus loin : l’aide de proximité représente plus de 150 000 emplois à temps plein. C’est que les aidants proches assument des tâches autrefois réalisées par des professionnels de la santé. Mais prodiguer ce type d’aide n’est pas sans conséquence, cette activité a même un coût.

Au CHU de Dinant, le docteur Florence Potier étudie les conséquences de l’aide informelle sur la santé physique et mentale des aidants. Elle explique comment surviennent les effets négatifs sur la santé des aidants proches: "L’hypothèse principale c’est que ce serait lié à un stress chronique ou plein de petits stress quotidiens pour pouvoir s’occuper de son proche, de s’inquiéter pour lui. La plupart des études ont été faites dans le cadre de maladies d’Alzheimer. C’est vrai que ce sont les proches qui doivent toute la journée surveiller et être sûr que tout se passe bien. Et même si ce n’est pas de manière concrète, dans des activités de la vie de tous les jours, ils doivent tout le temps être présents ; limiter leurs activités propres ; limiter leurs loisirs pour être toujours là pour leurs proches."

Alors quels conseils peut-on donner à ces proches? "Oser dire les difficultés ; oser dire la fatigue qu’on peut avoir et puis essayer de mettre en place au plus vite, avec justement son médecin traitant, mettre en place des aides à la maison. Par exemple, le passage d’une infirmière, une aide familiale qui viendrait vous soulager une journée par semaine où vous aurez l’occasion de faire des courses ou des loisirs", explique Florence Potier.

À noter dans cette étude, ce sont les femmes entre 55 et 64 ans qui sont les plus nombreuses à assurer ce type de soins,  avec près de 1 femme sur 5.

RTBF

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