Aide aux réfugiés: "Nous ne voulons plus perdre de temps avec les politiques"

Une école de fortune vient de voir le jour sur le campement
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Une école de fortune vient de voir le jour sur le campement - © RTBF

Pourquoi les réfugiés préfèrent leur campement "confortable" du parc Maximilien à Bruxelles ? Si le secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), leur en fait le reproche ce mardi, tous les bénévoles de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés de Bruxelles rétorquent la même chose : "C'est vraiment n'importe quoi !"

Si ce nouveau centre d'accueil peut accueillir 500 personnes, il n'est ouvert que pour la nuit : les réfugiés ne peuvent entrer qu'entre 18h et 21h, après ils ne peuvent plus ni entrer ni sortir, nous dit-on. Pas question non plus de faire la grasse matinée, tout le monde doit avoir quitter le centre le matin à 8h. "Et puis, que faire de leurs affaires ? Ils ne peuvent pas les laisser sur place"

Autres problèmes soulevés : ce centre d'accueil n'est pas équipé de douches et aucun repas ne leur est distribué si ce n'est du café et du thé. 

"Nous avons rencontré les autorités, à plusieurs reprises, avant l'ouverture de ce centre", explique Vanessa, l'une des coordinatrice de cette plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés de Bruxelles, "on les a prévenus que cela n'irait pas"

"Ici, ils reçoivent à manger matin, midi et soir. Ils ont du café et du thé à volonté, à toute heure de la journée. Il y a même des food trucks qui viennent, depuis aujourd'hui, offrir à manger gratuitement. Ici, ils peuvent se laver et il y a même une école qui a été mise en place pour les enfants".

"Nous ne voulons plus perdre de temps avec les politiques"

De toute façon, ces bénévoles, qui se veulent des citoyens du monde, affirment ne plus compter sur les politiques : "Notre seul but aujourd'hui est de nous occuper de ces réfugiés et de ne pas être amputés de notre aide à cause des politiques, de la ville de Bruxelles et du CPAS", déclare Vanessa, "On est là pour les réfugiés et pas pour perdre notre temps avec la petite guéguerre entre les partis politiques, les tentatives de récupération, etc."

Un campement loin d'être un 5 étoiles

Quant à parler d'un campement "confortable" comme le déclare Theo Francken, il suffit de regarder ces images, ci-dessous, pour se rendre compte de la réalité de ces réfugiés, les odeurs en moins. Rappelons aussi que les températures descendent actuellement jusqu'à 11 degrés la nuit sur la région bruxelloise. 

Comment leur venir en aide ? 

Il n'est pour l'instant plus nécessaire d'apporter quoi que ce soit : il ne manque pas de nourriture. Pour en savoir plus, consultez la page Facebook de la plateforme.

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