Agression au couteau contre des policiers: 15 ans requis contre Hicham Diop

Procès d'Hicham Diop devant le tribunal correctionnel de Bruxelles
Procès d'Hicham Diop devant le tribunal correctionnel de Bruxelles - © ERIC LALMAND - BELGA

Le procureur fédéral Bernard Michel a requis 15 ans de prison ce jeudi contre Hicham Diop, l'homme qui doit répondre de tentative d'assassinat dans un contexte terroriste. Il avait poignardé deux policiers à Schaerbeek en octobre 2016. Le procureur a tenu compte de l'état de récidive légale du prévenu et de sa dangerosité.

"J'ai commis des erreurs et j'ai blessé des innocents mais je ne suis pas un terroriste", a-t-il déclaré devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Hicham Diop a expliqué au tribunal qu'il avait agi dans un accès de rage et qu'il avait perdu le contrôle de ses actions, victime d'effets secondaires d'un médicament qu'il prenait à ce moment-là.

"Je n'ai toujours aucune explication claire sur ce que j'ai commis", a-t-il dit. "Mais je vivais avec un sentiment de colère permanent", a-t-il ajouté.

Hicham Diop est revenu sur l'accident dont il a été victime en 2011, causé par des policiers, et qui serait à l'origine de son passage à l'acte en octobre 2016. "Le 26 février 2011, j'ai été violemment percuté par une voiture de la police fédérale. Après cela, j'étais devenu comme paranoïaque. C'était un traumatisme et je n'ai pas reçu d'aide psychologique", a-t-il dit.

Soldat du djihad

Le prévenu a poursuivi en expliquant que, le jour de l'agression sur les policiers, il avait agi machinalement. Mais, dans sa voiture, la police avait retrouvé une hache, un spray au poivre, un cutter et d'autres armes.

"Oui, j'avais emporté ces affaires mais je n'avais aucun plan", a expliqué Hicham Diop. "Oui, j'ai poignardé les policiers mais je ne voulais pas les tuer. Ce matin-là, je ressentais encore de la colère par rapport à mon accident en 2011 et j'avais pris des calmants pour m'apaiser mais cela a eu l'effet inverse. Je prenais aussi des testostérones et tout cela m'a rendu plus agressif. Mais je ne suis pas quelqu'un de violent", a-t-il dit.

Concernant les propos liés au terrorisme qu'il avait prononcés après son arrestation, notamment qu'il était un soldat du djihad, Hicham Diop a affirmé qu'il était alors toujours sous l'effet des médicaments.

Le procès se poursuivra le 14 décembre prochain avec les plaidoiries de la défense.

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